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National 3. Quels enseignements peut-on tirer d’une première journée disputée en plein mois d’août alors que les automatismes ne sont pas encore bien huilés et que certaines équipes n’ont pas récupéré la totalité de leurs effectifs ? On décrypte ensemble ce coup d’envoi de N3.   On a connu des clubs qui avaient débuté leur saison en fanfare et qui s’étaient écroulés  aux premiers frimas venus, et d’autres qui avaient gagné leur championnat malgré un départ calamiteux. C’est surtout sur un plan psychologique que les résultats de ce week-end peuvent avoir de l’importance. Gagner ou effectuer une prestation convaincante donne forcément un supplément de confiance de la même façon qu’un échec initial peut engendrer du doute. Donc à défaut d’enseignements qui pourraient être contredits par l’avenir, contentons-nous d’une analyse brute et sommaire de ce premier week-end de N3.   Première constatation, les matches ont été dans l’ensemble très serrés y compris à Quevilly où le score ne traduit pas l’équilibre des forces.   Deuxième indication, les prétendus favoris que sont le Stade Malherbe et Mondeville ont plutôt bien négocié leur entrée dans la compétition. Ces deux formations n’ont pas laissé passer l’occasion d’engranger 4 points. Gonfreville et Pacy-Menilles, leurs adversaires respectifs ont bien résisté et ont même eut quelques opportunités pour égaliser mais finalement, l’expérience et l’avantage du terrain ont fait la différence. A noter que c’est la 1ère défaite en championnat pour Gonfreville depuis mai 2016…   Pour Dieppe, un autre favori désigné, le nul à Evreux est-il à ranger dans les bonnes ou mauvaises opérations ? L’avenir nous donnera la réponse… mais a priori, contraindre les Ebroïciens à partager les points dans leur antre de la Madeleine n’est pas une mince performance.   Autres résultats nuls de la journée, Alençon-St Lô et Oissel-Dives Cabourg… Pour la rencontre des chefs-lieux bas-normands, c’est tout simplement la tradition qui est perpétuée puisque l’an passé, leurs deux rencontres s’étaient déjà achevées sur un score nul. Quant au déplacement de Dives à Oissel (le plus court en championnat depuis un an), on peut dire sans froisser personne, que les hommes de Philippe Clément ont obtenu un résultat quasi miraculeux au regard de leur mièvre prestation. A l’opposé, on ne pensait pas retrouver les locaux à un tel niveau compte tenu des bouleversements de l’intersaison.   Quevilly, on l’a vu, a infligé une défaite sévère à des Avranchinais méritants mais encore tendres et s’empare de la première place. Position certes anecdotique à ce moment de la saison, mais qui doit lancer l’équipe sur des bases plus ambitieuses que la saison précédente. Pour Avranches, par contre, il va falloir vite se mettre dans le rythme…   Dernière rencontre de la journée, l’opposition entre 2 promus, Bayeux et Rouen (voir ci-dessous, gros plan sur une rencontre) a vu la victoire des locaux. Une victoire au niveau national que le club du Bessin attendait depuis le printemps 2006…     Gros plan sur une rencontre     Bayeux-Rouen : 2-1 (mi-temps 1-0)   Buts : Bayeux : Milon (30è ,77è sp) ; Rouen : Sidibé (69è) Avertissements : Bayeux : Jouenne (23 è) Pérot (63è) ; Rouen : Sarhane (26è et 61è), Gibon (78è) Expulsion : Rouen : Sarhane (61è)   Bayeux FC : Driaux, Anquetil, Engelhard, Jouenne, Lecarpentier, Pérot puis Leclerc (72è), Le Calve puis Demeulin (65è), Legrand (cap), Zami puis N Guessan (72è), Milon, Renaux ; Entraineurs : C. Vingtrois et T. Moreau   FC Rouen : Quedeville, Batola, Sarhane, Percepied, Mignot, Prieur (cap), M. Benzia, Ouahbi puis Gibon (70è), Diop puis Mendy, Sidibé, Mainemare puis F. Benzia (88è) ; Entraineur : M. Abreu   Face à un adversaire dont le potentiel semblait supérieur à l’image d’un Sidibé, danger colossal en attaque, les Bayeusains ont su faire le dos rond pendant la demi-heure initiale avant de placer une 1ère banderille meurtrière. Sur une magnifique action initiée par un Renaux virevoltant, Milon servi à la perfection n’avait plus qu’à pousser le ballon dans les filets (1-0). Rouen tentait de réagir mais ses attaques trop stéréotypées ne surprenaient pas une défense où Engelhard effectuait un gros labeur. Au contraire ce sont les locaux qui se procurèrent les meilleures opportunités  sans toutefois inscrire le but du break.    Après la pause, Rouen démarrait mieux mais allait très vite se retrouver en infériorité numérique quant Sarhane recevait un 2ème carton jaune par A. Bance, auteur d’un arbitrage plus que controversé. A 10 contre 11, les visiteurs ne désarmaient pas et leur persévérance était justement récompensée par Sidibé qui lobait Driaux en finesse (1-1).   Le partage des points somme toute assez logique semblait inéluctable mais c’était sans compter sur ce diable de Milon qui, profitant d’une ouverture de Leclerc obtenait un pénalty et le transformait illico (2-1)… la victoire avait choisi son camp d’autant que Mendy, dans les dernières secondes,  dilapidait de la tête une énorme occasion.   Les résultats :   Evreux / Dieppe… 1-1 (MT : 1-1) ; Buts : Evreux : Petitjean (21è) ; Dieppe : Plisson (4è)   Mondeville / Pacy-Menilles … 2-0  (MT : 1-0) Buts : Gaudiche (1è), Suzanne (71è)   Oissel / Dives-Cabourg… 2-2 (MT : 2-1) Buts : Oissel : Ouadah (10è) Séné (16è) ; Dives : Prévost (11è), Khoualed (92è)   Bayeux / Rouen…2-1 (MT : 1-0) Buts : Bayeux : Milon (30è et 77è sp) ; Rouen : Sidibé (69è)   Alençon / St Lô… 0-0   SM Caen / Gonfreville …2-0 (MT : 1-0) Buts : Nkololo (11è sp), Maes (92è)   Quevilly Rouen M / Avranches… 4-1 (MT : 1-0) Buts : QRM : Irié-Bi (41è sp), Loppy (64è), Berrezkami (73è), Gomis (90è) ; Avranches : Larriere (71è)   Statistiques : Milon, auteur d’un doublé prend seul la tête au classement des buteurs  et l’histoire se rappellera que Gaudiche a été le 1er buteur de ce nouveau N3 après  moins de 30 secondes de jeu. Par ailleurs,  QRM s’est montrée  l’équipe la plus prolifique tandis que 4 formations, SM Caen, Mondeville, Alençon et St Lô n’ont pas concédé le moindre but.   Buteurs : 2 buts : Milon (Bayeux) 1 but : Irié-Bi, Loppy, Berrezkami, Gomis (QRM) ; Ouadah, Séné (Oissel) Prevost, Khoualed (Dives-Cabourg) ; Gaudiche, Suzanne (Mondeville) ; Nikololo, Maes (SM Caen) ; Plisson (Dieppe) ; Petitjean (Evreux), Sidibé (Rouen) ; Larriere (Avranches).   Attaques : QRM (4 buts) ; SM Caen, Mondeville, Oissel, Dives-Cabourg, Bayeux (2 buts)…   Défenses : Alençon, Mondeville, SM Caen, St Lô (0 but) …     Réactions  Vincent Laigneau (entraineur Alençon) : « Match en deux temps : une belle 1ère mi-temps avec du rythme, du jeu et des occasions. Malgré Gallien le gardien saint-lois et Lembo son défenseur, très performants, nous aurions dû mener au score. Notre 2ème période fut plus séquencée à cause de la fatigue technique et de la précipitation. Cela reste un match encourageant pour une reprise car les joueurs se sont très bien impliqués. Continuons à travailler dans ce sens… »   Nicolas Fautrat (entraineur St-Lô) : « Très bon résultat nul pour nous. Objectivement, nous devons perdre ce match notamment au vu de la 1ère mi-temps au cours de laquelle nous étions trop apathiques, trop tendres dans la conquête et avec un gros manque de proximité pour créer du jeu. Beaucoup de mes joueurs découvrent ce niveau et je pense qu’ils ont eu peur de mal faire et ont refusé le jeu par sécurité. Mon banc m’a permis de repartir avec ce bon point. Je suis confiant pour la suite et j’attends que mes joueurs se lâchent samedi lors de la réception de la réserve du stade Malherbe. »   Grégory Proment (entraineur SM Caen) : « On avait opté pour un 3-4-3 au détriment de notre habituel 4-4-2. Cela a été plutôt positif car on a trouvé plus de verticalité et même si c’est ce système est plus exigeant physiquement. L’autre point positif avec la victoire c’est que l’on n’a pas concédé de but… » Apprenant à ce moment-là, la victoire des pros à Lille : « C’est important que le club gagne, les pros, la réserve…il faut qu’on continue à inculquer cette mentalité de la gagne. Il faut cesser d’être gentil ou de faire les beaux mais gagner… »   Rachid Hamzaoui (entraineur Gonfreville) : « On a connu une entame difficile et le pénalty encaissé très vite nous a fait mal. Mais nous ne nous sommes pas désunis et en 2ème période on a 3 grosses occasions dont une barre pour revenir au score. Le nul était à notre portée, c’est dommage… »   Tony Rouillon (entraineur Mondeville) : « Nous avons commencé fort comme nous l’avions prévu mais ce but marqué d’entrée a semblé nous déstabiliser. Nous avons relâché notre pressing et connu pas mal de déchet. Heureusement nous nous sommes bien repris après la pause et nous avons à nouveau remporté nos duels. Outre la satisfaction d’un 1er succès, je dois louer la solidité de notre bloc défensif qui a rarement était pris de court. »   Manu Huet (entraineur Pacy-Menilles) : « L’écart entre les 2 équipes était évident ; pourtant avec un peu d’efficacité sur nos temps forts, on aurait pu prétendre à mieux surtout au vu de notre 1ère mi-temps ; En démarrant timidement, nous avons mis notre projet de jeu en l’air… pourtant dés quart d’heure passé, nous les avons fait déjouer et nous nous sommes procurés des occasions. Yandza seul face au but aurait dû égaliser à la 34è minute. La 2ème période fut correcte mais c’est dans un temps fort pour nous que Mondeville a doublé la marque. Après ce fut difficile physiquement pour nous. »   Dramane Dillain (entraineur Evreux) : « Match paradoxal…on a la maitrise collective mais Dieppe a les meilleures occasions. On pense que l’on va gagner le match mais notre domination est stérile surtout dans les 30 mètres adverses. Maintenant, c’est quand même une bonne première car on revient au score contre un adversaire solide. Ce n’est pas mal et l’on s’en contente. »   Christophe Vingtrois (entraîneur Bayeux) : « Il y a eu plusieurs parties dans ce match. Durant 25 minutes, les distances entre nous n’étaient pas assez bonnes pour pouvoir jouer. Le ballon nous brûlait les pieds. On a commencé à subir. On a ensuite fait quelques incursions qui ont fini par des frappes. Cela a peut-être amené de la confiance. On s’est installé dans leur camp à la fin de la première mi-temps et on a marqué un joli but collectif. Ils ont accéléré en deuxième mi-temps, en essayant de trouver leur numéro 9 (Sidibé) devant, qui est un sacré client. On se fait avoir sur notre seule erreur sur la gestion de la profondeur. Le groupe n’a pas lâché et est allé chercher le deuxième but. Ça aurait pu finir sur un 2-2, mais c’est une belle victoire avec des minots. La moyenne d’âge était de 22 ans et demi. »   Manuel Abreu (entraineur Rouen) : « Nous ne sommes pas récompensés de nos efforts car l’investissement du groupe a été important, même à 10. Il nous a surtout manqué de justesse technique dans la dernière passe notamment en 1ère période où nous avons eu quelques belles situations. Nous avons forcément des regrets mais on apprend aussi dans la défaite. Je dois dire également que Bayeux a bien mené sa barque mais que le carton rouge très sévère nous a lourdement pénalisés. »   Philippe Clément (entraineur (Dives-Cabourg) : «  Le foot est parfois cruel !!! Oissel méritait la victoire et pourtant nous ramenons un point. Nous retiendrons uniquement le fait d’y avoir cru… »   André Auzoux (QRM) : « Bon départ pour nous dans ce championnat face à une bonne équipe d’Avranches qui aurait mérité mieux sur ce match. On a su être efficace défensivement et offensivement pour aller chercher nos 3 premiers points. »   Christophe Duboscq (Avranches) : « 4-1 c’est sévère !!! Mais c’est logique au vu de toutes nos nombreuses situations ratées (actions et coups de pied arrêtés). Dans le foot, il faut être efficace dans les zones de vérité et nous ne l’avons pas été… »

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Désireux de s’inscrire dans la stabilité, le Caen Basket Calvados n’a recruté que deux joueurs français cet été, aux côtés de trois étrangers. Parmi ces deux JFL (joueurs formés localement) de moins de 23 ans figure Bastien Vautier. À 18 ans, l’intérieur de 2,10 mètres n’a que cinq ans de basket derrière lui. C’est pourtant un des grands espoirs du basket français.   [youtube height="480" width="853" align="left|right|none"]https://www.youtube.com/watch?v=jkw3P3lvgIo&feature=youtu.be[/youtube]   Bastien Vautier n’a pas pour habitude de gravir les échelons un par un, mais de sauter les marches quatre par quatre. Un an après sa découverte du basket au dernier niveau départemental minime, il se frottait au championnat de France cadets. Deux ans après sa rencontre avec la balle orange, il intégrait le très réputé centre de formation de Nancy. Trois ans plus tard, il lance à Caen sa carrière professionnelle.   Bastien Vautier est un jeune homme pressé à qui rien n’a résisté jusqu’à présent. Champion d’Europe U18 la saison dernière avec l’équipe de France, septième du Mondial U19 cet été avant de décrocher le bronze à l’Euro U20 où il était surclassé, le grand échalas avance à toute vitesse dans le paysage basketballistique français. Sa formation est un condensé de cinq ans, qui intègre même une dernière année passée au contact des pros nancéiens, et un match en Pro A. L’histoire a débuté à l’âge de 14 ans, quand un camarade de classe lui a proposé une place dans la raquette de son équipe. « Il m’a dit : "t’es grand, on a besoin d’un intérieur, viens avec nous" », se remémore l’étudiant en STAPS.   Foot, tennis, natation…   Jusqu’alors, les seules raquettes que Bastien Vautier avaient connues étaient celles qu’il utilisait pour jouer au tennis. Issu d’une famille sportive, mais très éloignée du basket, il avait joué sept ans au tennis, pratiqué la natation pendant quatre ans et signé trois licences de foot. « J’ai fait jusqu’à quatre sports en club au même moment, s’amuse-t-il. Quand j’étais au collège, chaque jour je changeais de sport. » Grand sportif et grand garçon, Bastien Vautier attendait son premier rendez-vous avec le basket pour connaître le grand coup de foudre. « Quand j’ai commencé le basket, je n’arrêtais plus. Jusqu’à 22h00, j’étais au stade en train de jouer. »     Un gabarit, un vécu déjà solide dans le sport et beaucoup d’envie : tel était le profil du néo-basketteur à l’orée de sa carrière carrière. « Comme j’étais grand, on m’a proposé de venir faire un stage à Paris, raconte-t-il. J’y suis allé. Là-bas, on m’a dit qu’il fallait que j’aille en centre de formation. J’y suis allé. Au début, j’avais beaucoup de mal. Je suis arrivé sans les fondamentaux, alors que les autres faisaient du basket depuis toujours. Il a fallu bosser plus que tout le monde. » Bastien Vautier a aussi travaillé hors du terrain, lui qui pesait 75 kg pour 1,95 mètres à son arrivée en Lorraine. « Dès ma deuxième année à Nancy, je ne sentais plus mon retard. »   « Plus grand-chose à faire » chez les espoirs   Trois ans après sa signature au centre de formation, Bastien Vautier remet le cap à l’ouest, mais pas pour la Seine-et-Marne où il a enfilé ses premiers paniers. C’est à 250 kilomètres de sa ville natale, Noisy-le-Grand, qu’il a posé ses bagages. Bastien Vautier, toujours contractuellement lié à Nancy, s’est engagé en prêt pour une saison à Caen. Une histoire d’opportunité qui puise ses racines dans l’été bleu blanc rouge du pivot. « Nancy descendait, donc l’ambiance était bizarre là-bas, raconte-t-il. En espoir, on a terminé champions de France en perdant un seul match l’année dernière. Je pensais que je n’avais plus grand-chose à y faire, même si c’est un bon niveau. Je me suis dit que j’avais passé un cap et qu’il fallait que je continue dans ce sens. » Celui qui tournait à 12,6 points et 8,6 rebonds la saison dernière en championnat de France espoir aspirait à plus haut.   L’international voulait découvrir le monde des grands, plus petits que lui, mais bien plus expérimentés. Pro B ou N1, le choix n’était pas arrêté. La rencontre avec Hervé Coudray, sélectionneur de l’équipe de France U19, a alors fait la différence. « Quand j’en ai parlé avec lui, il m’a dit qu’il avait une place pour moi. » De leur côté, les dirigeants et coachs nancéiens s’étaient montrés favorables à un prêt de leur poulain. « J’avais plus de chances de jouer à Caen qu’à Nancy. C’est la raison pour laquelle je suis venu ici. » Le gros secteur intérieur proposé par le Caen Basket Calvados, où cinq joueurs tenteront de gagner leur place sur le parquet, promet toutefois une concurrence de taille. Mais le profil différent de Bastien Vautier, plus grand que tous ses nouveaux coéquipiers, constitue une chance à saisir. « S’il pouvait avoir dix minutes de temps de jeu, ce serait une bonne chose pour lui », estime Hervé Coudray.   « Être à 100 % »   Bastien Vautier, lui, ne pense qu’à « grappiller des minutes ». « À 18 ans, tu n’as pas trop le choix, il faut commencer quelque part », sourit-il. Pour éviter de commencer trop longtemps sur le banc, l’espoir du basket français a un plan très clair : « il faut que je me donne à fond. Je dois être à 100 % à chaque entraînement et à chaque séance de musculation ». Une volonté qu’il entend aussi traduire dans sa vie quotidienne via la fameuse préparation invisible. « J’essaye toujours d’être au max, de bien manger, de bien dormir… On verra où cela me mènera. »     Avec la fraîcheur de celui qui a commencé sur le tard et pour qui tous les rêves sont possibles,  Bastien Vautier refuse de se mettre des limites. Les plus grandes compétitions sont dans un coin de la tête, mais la sagesse n’est jamais très loin. « Forcément, tu penses à la NBA, à l’Euroligue, mais tout ça c’est encore loin. Je suis en Pro B pour le moment. Il va d’abord falloir que j’arrive à être un bon joueur de Pro B, puis de Pro A, et prouver au fur et à mesure ce que je peux faire. Je veux aller aussi haut que possible. » À Caen, Bastien Vautier espère « prendre quelques kilos (il pèse 105 kg, ndlr), gagner en explosivité et en vitesse, et améliorer [son] tir », domaine qui apparaît toutefois parmi ses points forts. Réputé pour ses bonnes mains et une mobilité intéressante compte tenu de ses 2,10 mètres, Bastien Vautier est plus en difficulté sur le plan de la vitesse. Pas illogique au regard de son gabarit. La marge de progression laisse à elle seule entrevoir de belles promesses.  

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Critiqué par une large frange des supporteurs caennais après les deux défaites initiales subies par son équipe, Patrice Garande a réalisé un joli tour de force à Lille hier après-midi. Ses remaniements tactiques ont été couronnés de succès, et ses hommes se sont mis au diapason.   Il est des matchs qui débutent bien avant le coup d’envoi. Au cours d’une semaine d’entraînement réussie ou dans une causerie transcendante. La victoire du Stade Malherbe contre Lille a puisé ses racines dans le 4-4-2 imaginé par Patrice Garande pour contrecarrer les plans lillois. « On connaît Bielsa, avait-il dit en conférence de presse d’avant match, on sait qu’il s’adapte à l’adversaire. » Et si, cette fois, c’est le contraire qui se produisait ? Adepte des mauvais tours joués à l’entraîneur argentin sur ses terres d’adoption, le technicien caennais a apporté des changements majeurs à l’équipe qui disputait cette troisième journée de Ligue 1 dans le Nord. Ils ont tous été payants, qu’il s’agisse du nouveau système permettant plus de soutien autour d’Ivan Santini, d’une paire Julien Féret – Youssef Aït Bennasser très performante dans un milieu à plat, de la titularisation d’Adama Mbengue à gauche ou du plan de jeu opposé au LOSC.   « L’idée directrice de ce match était de passer sans arrêt d’un 4-4-2 à un 4-2-3-1 avec Ronny Rodelin près d’Ivan Santini, et, dès qu’on récupérait le ballon, d’essayer de trouver Ronny entre les lignes, expose Patrice Garande. On sait que c’est compliqué contre les équipes de Monsieur Bielsa, parce que ça court beaucoup, ça presse, il y a du marquage. Il faut être d’abord capable de résister à cela. Et puis il faut aussi, sur le plan technique, avoir très peu de déchet pour les mettre en difficulté. » Les Caennais ont réussi tout cela, bien aidés par l’ouverture du score rapide de Damien Da Silva après cinq minutes de jeu. « Dans ce genre de match, ça facilite énormément les choses, reconnaît Rémy Vercoutre, dont la soirée a été relativement tranquille malgré quelques belles parades. Lille devait se découvrir pour attaquer encore plus. »   Caen « a imposé son style », selon Bielsa   À l’arrivée, Marcelo Bielsa a parfaitement traduit le sentiment dégagé par cette rencontre. « Le match s’est déroulé comme Caen voulait qu’il se déroule », constate-t-il dans des propos relayés par L’Équipe. En cause ? « Deux styles différents se sont opposés. Il y a un abîme entre ce que je voulais faire avec mon équipe et ce qu’a voulu mettre en place l’entraîneur adverse. À l’évidence, l’équipe adverse a joué bien mieux que nous et a imposé son style. » La maîtrise du match et de son tempo a toujours semblé caennaise face à une formation lilloise jamais vraiment capable de trouver les solutions face à la défense irréprochable de son adversaire.   Car cette première victoire de la saison, Caen la doit d’abord à une prestation défensive de haut vol. Très bien organisés, cohérents et généreux, les Malherbistes ont produit un modèle du genre orchestré par une ligne arrière extrêmement convaincante. Alexander Djiku et Damien Da Silva, qui s’est en plus offert le luxe de marquer le premier but caennais de la saison, n’ont rien laissé passer. Lille, de dépit, a fini par opter pour des frappes lointaines peu dangereuses. Sur les côtés, Patrice Garande n’a pas davantage de questions à se poser, d’autant plus après la blessure de Vincent Bessat. Adama Mbengue a tout pour rester titulaire comme latéral gauche, à commencer par la solidité dans les duels, mais aussi des qualités techniques qui demandent à être revues très vite. Pour son premier match en Ligue 1, le Sénégalais a fait très belle impression. Frédéric Guilbert, décisif sur le deuxième but, a été égal à lui-même. Cela en dit long.   Patrice Garande salue la « détermination » de ses joueurs   Dans cette partition sans fausse note, personne n’a été en reste, y compris les joueurs à vocation plus offensive. Julien Féret n’avait plus été vu autant à son avantage depuis bien longtemps, alors que Youssef Aït Bennasser, par son activité incessante et son aisance, a réalisé une entame des plus convaincantes sous le maillot caennais. « On a joué ce match-là avec la même détermination que contre Saint-Étienne, estime Patrice Garande. On s’était dit avant le match de ne surtout pas venir pour subir, mais pour jouer, être conquérant, poser des problèmes à cette équipe. » Une fois devant, Caen a trouvé le parfait équilibre dans sa volonté première de préserver le score. Les Caennais ont défendu avec l’idée d’avancer sur le porteur, donc en refusant de reculer. Le deuxième but, réalisation d’Ivan Santini, en est la meilleure illustration. Malherbe a récupéré la balle dans le camp lillois et s’est rapidement projeté vers l’avant avec Ronny Rodelin et Frédéric Guilbert à la manœuvre. Preuve, aussi, que l’abnégation caennaise s’est accompagné d’une réelle qualité technique.   « On a fait preuve de beaucoup d’intelligence dans notre jeu, commente Rémy Vercoutre à juste titre. On avait le souci d’être parfaits tactiquement et on avait bien préparé notre affaire. » Face à une équipe lilloise très décevante, Caen a fait le match qu’il fallait. Les Malherbistes connaissent désormais la marche à suivre avant d’accueillir Metz, battu lors de ses trois premiers matchs, samedi prochain. La priorité est simple et tient en un verbe : confirmer.

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Alors que l’équipe a repris l’entrainement cette semaine, nous nous immisçons dans le parcours de la nouvelle figure de Douvres (Nationale 3 féminine). Joueuse, puis assistante et enfin entraineur, Sarah Le Rouxel – Goltze nous livre son parcours atypique et ses impressions sur la saison à venir.       Sarah, peux-tu d’abord nous parler de ta carrière de joueuse ? J’ai commencé dans un centre de formation en Allemagne à douze ans. Je suis parti à seize ans aux Etats Unis alors que je jouais en équipe nationale jeune. J’ai fait une année en lycée aux Etats Unis pour y passer mon Bac, et j’ai eu une bourse d’étude pour jouer à Orgen State. J’y ai fait la préparation et quelques matchs, mais j’ai dû rentrer plus tôt que prévu. Je suis retournée dans mon club de formation en Ligue 2 pendant un an. J’ai ensuite rejoint Göttingen pour jouer la montée en Ligue 1. Je suis restée cinq ans et j’ai fait mes études.   Il ne me restait que mon mémoire à rendre, et j’ai voulu partir à l’étranger. J’ai trouvé le club de La Glacerie et j’ai signé en Nationale 2. J’y ai rencontré mon chéri, donc j’ai signé une deuxième année puis une année à Cherbourg. Je suis partie jouer à Ifs et Aurélien (Le Rouxel) au CBC et j’y suis restée un an. Je suis retournée à La Glacerie car l’équipe était descendue en Nationale 3 et j’avais un sentiment de chose pas accomplie. On est directement monté en Nationale 2 et j’y ai fait mes deux dernières années. On s’est incliné au dernier match de la saison et on n’a pas pu jouer les Playoffs sur ma dernière année : c’est le seul dernier petit regret qu’il me reste.   Suite à ma mutation professionnelle, je suis arrivée sur Caen et j’ai signé à Douvres où je me suis fait les croisés au bout de mon troisième match. La saison suivante je me suis fait opérer du genou et la troisième saison où j’ai tenté de reprendre j’ai eu des problèmes de dos donc je me suis dit : on arrête là !   « Mon corps m’a dit stop » Comment as-tu vécu mentalement l’arrêt du basket sur une blessure ? C’est une frustration colossale ! On avait une bonne équipe en Nationale 3, il y avait quelque chose à faire. On a raté notre premier match à l’Avant-Garde mais dans les semaines qui ont suivi on a enchainé avec deux victoires, et je me fais les croisés sur une action complètement seule et sans contact. Je crois que c’est un peu la hantise de tout le monde d’arrêter comme ça. J’avais toujours l’envie de reprendre mais mon corps m’a dit stop de tous les côtés.     Tu avais espoir de reprendre ? Je ne voulais pas m’arrêter sur une blessure et je voulais pouvoir me dépenser. Je n’aime pas faire de la natation et courir ça me fait ch… Avec le dos, c’est encore plus grave, je ne peux même plus courir. Je suis quelqu’un qui aime s’arracher sur un terrain mais les médecins m’ont clairement dit que ce n’était plus possible. On espère toujours.   « D’un jour à l’autre, c’était fini »   C’est une épreuve mentale aussi dans ta vie de tous les jours ? C’était ma vie ! Pendant un très long moment, c’était ma vie. J’ai toujours fait des choses à côté, j’ai fait mes études et j’ai bossé car je sais que, surtout en tant que femme, on ne peut pas en vivre. Et vraiment d’un jour à l’autre c’était fini. Là quand je vois les filles courir, ça me donne envie de sentir la douleur, de me surpasser.   Qu’est-ce qui te manque le plus ? Le côté équipe, je le retrouve un peu. C’est être sur le terrain pendant un match de basket et devoir s’imposer. C’est la compèt’, j’ai toujours été comme ça. J’aimais bien m’entrainer mais c’est la compétition, le face à face, le « on va gagner » qui me plaisait le plus. Peut-être que je vais le retrouver sur le banc.   Être entraineur te permet d’avoir une transition dans le monde du basket ? Je n’en sais rien. C’est quelque chose que je ne voulais pas faire du tout. Tout le monde pense à la carrière d’après et beaucoup font du coaching : moi je n’en voulais pas. Si je le fais c’est pour le club, parce qu’il n’a pas trouvé d’autre coach à la fin de l’année. Avec les Playoffs, on était complètement décalé par rapport aux autres équipes et on n’a pas pu trouver d’entraineur. Et je le fais surtout pour les filles. Je connais très bien les filles et la plupart sont de bonnes copines. Pour le club et pour les filles, je ne pouvais pas les laisser tomber. Le club ne méritait pas ça. Vis-à-vis de moi, les dirigeants se sont toujours bien comportés. À chaque blessure ils ont tout fait pour bien me soigner et ils ne m’ont jamais lâchée.     Tu vas être en collaboration avec Anne-Laure Coudray. Premièrement, il y a une question de diplôme et c’était impératif pour moi d’avoir quelqu’un. Certes, j’ai une expérience de joueuse mais je n’ai aucune expérience de coach à ce niveau-là. Sur les compétences basket, je pense en avoir, mais ça me tenait à cœur d’avoir quelqu’un pour m’aider. Je m’entends très bien avec Anne-Laure et ça ne peut qu’être enrichissant, comme c’était enrichissant de travailler avec Matthieu (Léger). L’année dernière, il m’a appris énormément de choses sur le basket, mais surtout sur le plan pédagogique. En tant que joueuse on ne réfléchit pas trop, on fait ce que nous dit.   « Personne n’attend rien de moi »   Tu redoutes le nouveau rapport avec les filles ? Car tu vas devoir faire des choix, peut-être faire des déçues. Bizarrement, pas du tout ! Les filles me connaissent et m’ont déjà vue péter les plombs en tant que joueuse. Je dis ce que je pense. Ce qui est important, c’est de faire passer le message et expliquer ses choix. Elles savent déjà que je vais me tromper. Moi j’ai le droit, personne n’attend rien de moi. Il va y avoir certaines situations de match que je gèrerais sûrement mieux sur le terrain qu’à côté, mais dans ces moments-là, je vais avoir Anne-Laure à mes côtés. C’est le côté où j’ai encore des choses à apprendre.   Pour une compétitrice comme toi, c’est un des plus gros défis de ta carrière. Il y a le côté défi mais à la fois je suis complètement sans pression. Si le club avait pris un entraineur confirmé, et avec Sandra Dijon dans l’équipe, il aurait été compliqué de ne pas annoncer une des deux premières places. Mon but cette année c’est que tout le monde se fasse plaisir et je pense que ça permettra de faire une meilleure saison. Mais si on ne monte pas, ce n’est pas un drame car je suis arrivée pour donner un coup de main.   Le calendrier est sorti et vous êtes dans une poule bretonne qui semble beaucoup plus relevée que l’an dernier. La poule est plus forte et surtout plus équilibrée. On  va probablement laisser plus de matchs. Ça joue différemment, moins physique, mais beaucoup plus propre. Il n’y a pas d’équipes faibles. Cette année, on n’a pas un match où se relâcher. C’est un basket qui va moins nous convenir car ça va défendre très fort et tout terrain donc on doit se préparer à cette pression-là. Si on arrive en Playoffs nous serons prêts. Avec le départ de Mina (Bernard-Maksimovic) il faut que tout le monde score, que chacune prenne ses responsabilités, et qu’on joue plus collectif, plus agressif et plus rapide.   « Sandra est notre arme ultime »   Ça ne doit pas être évident de prôner un jeu collectif avec une Sandra Dijon dans son équipe. C’est très compliqué pour l’équipe mais c’est compliqué aussi pour Sandra qui doit s’adapter à ce niveau-là. Elle est tellement dominante qu’il y a des choses qui lui semblent très faciles et en même temps elle est exigeante avec ses coéquipières. C’est quelqu’un qui a envie de bien faire et qui nous apporte énormément, mais qui oublie de temps en temps que tout le monde n’a pas joué à son niveau. C’est ce qu’il faut gérer cette année. Sandra est notre arme ultime et il faut qu’on s’en serve, mais il faut qu’on arrive à mettre les autres en valeur et que le collectif prenne. Sandra a une expérience énorme mais aucune en Nationale 3. Mais après un an, elle sait que ça va lui taper dessus, que ça va défendre à trois sur elle, lui arracher les bras. Donc elle va essayer de faire usage de ça.     Vous avez plusieurs départs dont Mina Bernard-Maksimovic. Tu n’aurais pas souhaité avoir une recrue pour la remplacer ? Je crois qu’il ne faut pas une autre joueuse ultra-dominante. On n’est pas à l’abri de recruter encore une joueuse mais je crois que les filles se sont tellement oubliées l’année dernière et que certaines peuvent combler le trou. Si chacune hausse son niveau de jeu et que tout le monde marque trois points de plus, on arrive à combler l’apport de Mina. J’attends beaucoup des jeunes qui vont intégrer l’équipe. Je crois que Marie-Alizé (Le Moal) peut nous apporter beaucoup et que Pauline (Plouhinec) va hausser son niveau de jeu dans les mois à venir. Je suis confiante.   L’entrainement a repris pour certaines joueuses depuis mercredi, quel est l’état d’esprit de l’équipe à l’approche de cette nouvelle saison ? Je ne les sens peut-être pas hyper motivées mais contentes d’être là. Les entrainements se passent dans la bonne humeur et surtout on voit que les filles ont bossé pendant l’été. J’ai rarement vu une Marie Gasqueres courir comme elle court actuellement. Voir qu’il y a un coach qui n’a pas d’expérience, ça leur donne envie de se donner car elles savent que je le fais pour elles.   Dans un an vous jouez les Playoffs et vous montez. Tu continues l’aventure ? Très honnêtement je ne sais pas du tout, il faut attendre de voir comment ça se passe cette année, voir si j’ai les diplômes, et surtout voir si c’est quelque chose qui me plait.

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