MESSAGES
  • Que sont devenus les caennais berrichons ?

    Jamais utilisé la saison dernière en Ligue 1, Chaker Alhadur a trouvé un nouveau point de chute en se faisant prêter à Châteauroux (Ligue 2). Dans la foulée, Christopher Operi, qui évoluait les années précédentes en équipe réserve, s’est engagé au sein du même club. Ces dernières années, de nombreux joueurs ont suivi la même trajectoire. Avec quel succès ?

     

     

    Mêmes couleurs, fut un temps même maillot ou presque (Châteauroux est habillé par Nike, comme Caen l’était avant, et a eu quelques fois une tunique semblable avec une saison de décalage), et mêmes joueurs. Caen et Châteauroux partagent un certain nombre d’éléments, que le mercato actuel confirme plus qu’il infirme. Deux Caennais ont rejoint les rangs castelroussins, un en prêt et l’autre comme transfert définitif. Chaker Alhadhur, lié à Caen jusqu’en 2019, et Christopher Operi, qui n’avait pas été conservé par le club normand, perpétuent une certaine tradition…

     

     

    Ils sont partis en 2016…

     

    Cheick Traoré, arrière droit. En mal d’arrières droits, le Stade Malherbe regrette peut-être d’avoir fait partir celui-ci. Cheick Traoré, 22 ans, sort d’une très grosse saison en National et s’est engagé pour cinq ans en faveur de Guingamp. L’En Avant l’a prêté dans la foulée à Châteauroux, où il découvrira la Ligue 2. D’après L’Équipe, le jeune homme était également suivi par l’AS Monaco, sûrement le meilleur dénicheur de talents en France. Stagiaire-pro à Caen pendant deux ans, durant lesquels il évoluait en CFA 2, le natif de Paris avait été prêté à Avranches (National) lors de sa troisième année de contrat. Il était ensuite libre de tout contrat au moment de sa signature en Berry l’année dernière. Châteauroux aura assurément été un tremplin pour lui.

     

    raineauAlexandre Raineau, arrière gauche. Bien sûr, on ne présente plus Alexandre Raineau, 31 ans, arrivé à Caen en 2003 au sortir de l’INF Clairefontaine et resté jusqu’en 2016. En fin de contrat, l’arrière gauche souvent gentiment moqué par ses propres supporters a fini par quitter son club de (presque) toujours. Comme d’autres, c’est Châteauroux qui lui a tendu la perche en 2016. Alexandre Raineau, passé de Ligue 1 (7 matchs en 2015-2016) à National, a disputé 23 rencontres de championnat. Et a connu une nouvelle montée. A priori, sa signature là-bas fut une bonne chose.

     

     

    Il est parti en 2015…

     

    mboneYannick M’Boné, défenseur central. Mine de rien, le Camerounais de 24 ans nous ramène presque dans une autre époque, celle où Franck Dumas était aux commandes du Stade Malherbe. Arrivé à Caen à 18 ans, il avait signé un contrat professionnel de trois ans. Yannick M’Boné y a fait quelques apparitions avant d’être prêté en National à Fréjus Saint-Raphaël (National). Il a pris du temps de jeu et du galon avant de rejoindre Châteauroux à l’été 2015. Le défenseur ou milieu défensif y a fait plus que son trou avec 34 matchs la première saison, 32 matchs la suivante et même un statut de capitaine ! Avec une montée à la clé, l’ancien caennais exploite parfaitement son passage à la Berrichonne.

     

     

    Il est parti en 2012…

     

    dudouitEmeric Dudouit, milieu défensif. Le pur normand, né à Coutances en 1991, avait résilié son contrat avec Caen pour signer à Châteauroux. Ses trois années là-bas ont pourtant été compliquées, même si la dernière fut plus remplie que les deux précédentes (quatorze matchs en deux ans, 18 ensuite). La Ligue 2 était peut-être arrivée trop tôt. Emeric Dudouit a ensuite rebondi aux Herbiers (National), avec plus de réussite. Il s’est engagé la saison dernière avec l’AFC Tubize en deuxième division belge, disputant 23 matchs en 2016-2017. Pas sûr que la Berri ait été son meilleur choix de carrière.

     

    Ils sont partis en 2011…

     

    moulinThibault Moulin, milieu axial. Formé à Caen, passé par Châteauroux, et buteur contre le Real Madrid en Ligue des Champions : Thibault Moulin est celui qui a la meilleure trajectoire parmi ces joueurs passés de Caen à Châteauroux. Le milieu de terrain axial, 27 ans, est monté en puissance petit à petit. Il avait été prêté à Châteauroux en 2011, y disputant 33 matchs (cinq buts). Son passage réussi avait incité les dirigeants casteleroussins à vouloir le conserver, en vain. Thibault Moulin est retourné à Caen, y a marqué en Ligue 2, mais ne s’y est pas imposé. Le Flérien est alors définitivement parti, pour Clermont d’abord, puis la Belgique (Waasland-Beveren) et enfin la Pologne. Thibault Moulin joue au Legia Cracovie depuis un an. Il a signé pour quatre ans. L’ancien international espoir est champion de Pologne dès sa première année là-bas. Il a aussi disputé la Ligue des Champions, brillant face au Real en phase de poule (3-3, un but et une passe décisive). Pour l’anecdote, Steeven Langil (à Caen en 2009-2010) évolue lui aussi au Legia Cracovie.

    inezRomain Inez, défenseur. Né à Caen, passé pro à l’âge de 20 ans, il a refusé une prolongation de contrat avec son club formateur en 2011 pour signer à Châteauroux. De là à laisser penser qu’une puissance supérieure attire les Caennais vers la Berrichonne ? La question restera en suspens. Romain Inez qui, il est vrai, jouait peu à Caen (mais prenait beaucoup de cartons jaunes), a passé une seule année à Châteauroux. Il y a joué 17 rencontres. Son passage à Metz, entre 2012 et 2014, fut bien plus réussi. La suite étonne : Botev Plovdiv (Bulgarie), Petrolul Ploiesti (Roumanie) et Seraing (troisième division belge). Romain Inez a 29 ans. 

    Voir cet article
  • Frédéric Guilbert, la bonne nouvelle pour le Stade Malherbe

    En quête d’un arrière droit, poste où aucun des seconds couteaux n’a convaincu durant la préparation, le Stade Malherbe tient son premier choix ! Frédéric Guilbert, dont le prêt de six mois la saison dernière avait totalement convaincu, est transféré définitivement dans son club formateur à en croire L'Équipe. Il avait repris la préparation avec les Girondins de Bordeaux. Le joueur de 22 ans va s’engager pour trois ans. Le mercato caennais est peut-être proche d’être bouclé, puisqu’il reste au minimum une recrue à intégrer, dans le secteur offensif.

    Voir cet article
  • Edgard Ceccarelli, l'autre caennais promu en Pro B

    Il y a un an, Edgard Ceccarelli était promu arbitre de haut niveau, devenant le plus jeune élément de sa catégorie. À 24 ans, le Caennais a gravi un échelon supplémentaire en intégrant la Ligue nationale de basket. Il évoluera désormais en Pro B.

     

    « Edgard à vous, cet arbitre est pressé », titrait-on il y a un an en évoquant l’évolution d’Edgard Ceccarelli dans le monde de l’arbitrage français. Si on n’oserait pas exploiter une deuxième fois le jeu de mot contestable, on pourrait en revanche maintenir l’affirmation qu’il englobe. Edgard Ceccarelli a franchi une étape de plus. Après une belle saison, marquée notamment par les playoffs de Nationale 1, il le voilà promu en Pro B. « C’était intéressant d’arbitrer en playoffs parce qu’il a fallu élever son niveau de concentration, afin de maîtriser l’environnement et l’intensité, qui était vraiment différente. On ressentait l’enjeu. J’ai travaillé dur à l’aide de mon tuteur Nicolas Maestre et de mon entourage proche. »

     

    La saison prochaine, les exigences monteront encore d’un cran. « Je n’ai pas le droit à un temps d'adaptation. Je dois être prêt d'entrée pour prendre les bonnes décisions sur le terrain. Les acteurs se moquent que j'ai 24 ou 58 ans. Je ne pense pas à la Pro A mais seulement à m'imposer le plus rapidement dans la division auprès des acteurs, joueurs et nouveaux collègues, et être performant sur les rencontres qu'on me donnera (que ça soit Pro B, NM1 ou Ligue Féminine). »

     

    Edgard Ceccarelli est désormais l’arbitre normand évoluant au plus haut niveau depuis la récente retraite de Carole Delauné. Pas de pression, mais une vraie fierté. « Je ne renie pas mes origines ! » Mais ce que le jeune homme de 24 ans, c’est « le plaisir d'évoluer dans ma passion, pour laquelle j'investis beaucoup de temps et d'énergie ».

     

    Pour lire ou relire le portrait d'Edgard Ceccarelli (août 2016)

    Voir cet article
  • La jeune Kanelle Mahobah signe à Ifs

    Le CB Ifs construit son effectif 2017-2018 dans la discrétion, puisqu’aucune recrue n’a encore été officiellement communiquée par le club. La première arrivée connue a été annoncée par son agence Sports Management. Il s’agit de la jeune Kanelle Mahobah, née à en 1998, qui évoluait la saison dernière à Toulouse.

     

    Issue du centre de formation, elle n’a fait que quatre apparitions en Ligue 2 (aucun point inscrit pour 3’46 passées sur le terrain en moyenne) dans une équipe très solide. Le reste du temps, elle jouait avec l'équipe réserve en Nationale 2. Meneuse ou arrière, elle mesure 1,67 mètre. 

    Voir cet article
  • Dorian Louvet, l'équilibriste qui n'en finit pas de surprendre

    Dorian Louvet a pris la septième place des championnats de France Élite du 3000 mètres steeple il y a dix jours. Qualifié une semaine plus tôt lors des championnats de France N2, le sociétaire de l’EA Mondeville-Hérouville a créé la surprise à Marseille. Actuellement au Pérou, il peut savourer en vacances  sa fin de saison exceptionnelle.

     

    Le sport n’est pas une science exacte, et l’athlétisme en est parfois sa meilleure illustration. Dorian Louvet le sait tellement bien, lui l’ancien footeux reconverti sur le tard, qu’il avait senti le coup venir il y a deux mois de cela. « Je sors d’un hiver super compliqué, le pire des cinq dernières années, mais j’espère quand même battre mes records, nous disait-il alors. La suite logique serait que j’aille aux Élite. » L’Hérouvillais a poussé la logique jusqu’au bout en cumulant record personnel et qualification aux championnats de France Élite sur le gong, à savoir lors des championnats de France de Nationale 2. Le tenant du titre a dû se contenter de la quatrième place à Albi, mais ses 8’57"16 lui ont ouvert les portes de l’élite française. « Mon bilan n’était pas terrible durant l’été. J’étais pas mal aux entraînements, mais je n’arrivais pas à faire les chronos espérés. Je suis arrivé à Albi avec l’objectif de tout jouer sur cette course. En une course, ma saison était réussie. » Le soulagement était à la hauteur de la frustration cumulée les semaines précédentes. Dorian Louvet n’allait pourtant pas s’en contenter. La suite, c’est lui qui la conte. « J'arrive donc une semaine après à Marseille avec le treizième chrono d'engagement, rien à perdre et l'objectif de mettre un maximum de mecs derrière moi. Au final, je prends la septième place, qui me permet d’être finaliste. Ça dérape ! » La glorieuse incertitude du sport, vous vous souvenez ?

     

    Pour Dorian Louvet, le scénario estival a aussi le goût d’une récompense méritée. Aussi inexact qu’il soit, le sport de haut niveau – celui auquel un septième de championnat de France Élite peut prétendre faire partie – ne sourit qu’à ceux qui s’en donnent les moyens. Et pour le coureur de 28 ans, « bon vivant » toujours partant pour un apéritif ou un match de foot, ce lieu commun de la réussite n’a rien d’anodin. « Pour certains, les sacrifices que notre sport demande sont faciles à faire. Pour moi, c’est énorme. L’hiver, quand tu dois aller courir tout seul sous la pluie, que tu te lèves pour ça, c’est dur mentalement. Il y en a qui aiment courir, moi je cours pour être compétitif. Quand je coupe l’été, à aucun moment je ne pense à aller courir. J’ai besoin de faire du sport, mais autrement. » Ce qui anime Dorian Louvet, ce n’est pas le plaisir immédiat mais l’envie. Celle de faire tomber ses barrières personnelles en franchissant celles du 3000 mètres steeple. « Je suis trop compétiteur. Ce qui me tient en haleine, c’est le fait d’être compétitif. Le jour où je ne le serai plus, je m’investirai moins. » Tout le contraire, en somme, de ces dernières années. Dorian Louvet s’entraîne six à huit fois par semaine sur les plans d’Adrien Taouji, également coach de Maëva Danois. Musculation, footing long, côtes, piste : tout y passe. N’allez pas croire pour autant que l’ancien champion de France N2 consacre sa vie au steeple. Pour lui, tout est question d’équilibre.

     

    louvet

     

    Un homme de championnats

     

    Dans la vie civile, Dorian Louvet est contrôleur à la SNCF. Quand il part en stage, comme l’hiver dernier à Monaco, c’est sur ses jours de congés. Le jeune homme serait pourtant bien le dernier à s’en plaindre. « Si je le fais, c’est par plaisir. Je pars avec mes potes, c’est athlé et vacances. » Le reste du temps, Dorian Louvet concilie sport et travail de bon cœur. Sans oublier de vivre à côté. « J’ai trouvé mon équilibre entre les entraînements et ma vie sociale. J’ai besoin de cette vie sociale, sinon je tiens quelques semaines puis je sens qu’il faut que je me libère. Je fais des concessions mais je ne suis pas prêt à en faire plus. Je ne pourrais pas avoir le rythme de vie d’un athlète professionnel. Mais c’est un engrenage, plus t’es fort et plus tu as envie de t’entraîner pour être encore plus fort… » Dorian Louvet, lui, a commencé par deux entraînements hebdomadaires, « quand il ne pleuvait pas ». C’était alors un honnête coureur régional de 800 mètres, sa première distance (2’02). Le cap du 3000 steeple et du passage au niveau national, Dorian Louvet l’a passé au contact d’Adrien Taouji, quand ce dernier est devenu son entraîneur. « Je me suis mis à être beaucoup plus sérieux à l’entraînement. J’ai progressé d’un coup. J’ai gagné 45 secondes en deux ans. » De quoi faire réviser le jugement de son nouveau coach qui « n’avai[t] pas décelé d’énormes qualités chez lui » de son propre aveu.

     

    louvet taoujiVoilà maintenant trois ans que Dorian Louvet, « à la fois puissant et endurant », d’après Adrien Taouji, figure dans le top 20 français. L’année dernière, pour deux centièmes, il a remporté l’or aux championnats de France N2. Son « gros finish » a fait la différence au terme d’un scénario un peu fou. C’était alors le plus beau souvenir sportif du cheminot, avant que les championnats de France Élite n’ajoutent des émotions supplémentaires. « Dorian déçoit rarement en championnat, souligne Adrien Taouji (photo ci-contre avec Dorian). Tout est possible le jour J. » Et si, néanmoins, faire mieux que finaliste semble compliqué à envisager dans le futur, les axes de progression existent. « Il peut faire mieux que 8’57, un chrono qui ne reflète pas ce dont il est capable. Il peut s’approcher des 8’50 dans les deux ans à venir. Mais là, ça ne va pas venir de moi, seulement de lui, de ses sacrifices et de son investissement. Malgré tout, il fait beaucoup plus d’efforts qu’à une certaine époque sur l’extra-sportif. Le cap suivant ne sera pas dans l’entraînement, mais dans la récupération, l’alimentation, le sommeil, etc. » Reste à savoir si l’ancien footballeur de la Maladrerie, licencié des poussins aux U18, est prêt à le franchir, même si l’appétit vient en mangeant… « Ma place aux France donne forcément des idées, mais je pense que je ne pourrai pas faire mieux que ça en terme de ligne sur le palmarès. L’étape supérieure, c’est un podium aux Élite, et ça c’est clairement un autre monde. Mais je suis encore dans l’euphorie, donc j’ai envie de continuer à progresser et être encore meilleur. L'athlétisme n'est pas du tout un long fleuve tranquille, pour le moment je savoure pleinement, je vais rester un peu sur mon nuage, et on verra pour l'année prochaine ! »

     

    « Je déteste courir seul »

     

    Dorian Louvet, en tout cas, ne changera pas sa manière d’être. « C’est quelqu’un de très collectif, un élément fédérateur, soutient Adrien Taouji. Les demi-fondeurs sont souvent des coureurs solitaires, lui c’est un cas à part. » Un cas qui avoue « détester » courir seul et, donc, le faire le moins souvent possible. « Je fais tout pour courir avec quelqu’un d’autre. Je ne suis pas du tout solitaire. Le groupe, c’est 50 % de la performance. À Mondeville-Hérouville, on a la chance d’avoir un groupe à la densité proche d’un pôle. Six, sept coureurs sont au niveau national. On se tire vers le haut. » Sur 3000 steeple, Dorian Louvet se tire la bourre avec Geoffrey Le Déan, 8’53"95 cette saison et, dans le club voisin du Caen Athletic Club, Maxence Hardoin (8’59"20 cette saison). Ce dernier l’a même devancé d’une place à Marseille, réalisant lui aussi une superbe performance. « Je suis content de courir à ce niveau-là à leurs côtés. Le Calvados était bien représenté aux Élite ! » Il le sera certainement quelques années encore. Ensuite, quand le niveau ne suivra plus, Dorian Louvet « [s’amusera] sur les courses sur route » et pourra passer davantage de temps sur les terrains de foot, lui le « footeux dans l’âme ». Mais il a encore beaucoup à faire avant ça, histoire de vivre à nouveau de bien jolies surprises.

    Voir cet article
  • Florian Dessertenne, un départ avec pertes et fracas

    Dans une période où l’actualité sportive est réduite à peau de chagrin, l’annonce a fait grand bruit. Florian Dessertenne s’est engagé pour deux ans en faveur de Gonfreville l’Orcher (N1) faute d’avoir trouvé un accord pour prolonger son contrat avec le Caen Handball. Le demi-centre s’en est expliqué dans une interview explosive à Ouest-France. Il maintient sa position.

     

    Football excepté, puisque les dirigeants, coachs et joueurs ont l’habitude des déferlements de ce genre, le sport caennais n’avait pas connu pareille polémique depuis bien longtemps. Le départ de Florian Dessertenne et l’interview explosive que le très populaire joueur a ensuite accordé à Ouest-France ont secoué comme jamais le milieu du hand normand. Et bien au-delà. Malgré son refus de communiquer à ce sujet, le Caen Handball a été interpelé parfois vivement sur sa page Facebook par des supporters quasi-unanimes. Et sur le compte de son ex-capitaine, les dizaines de commentaires visant explicitement le club et le vice-président Thomas Lamora affluent. « Je ne pensais pas qu’il allait y avoir autant de réactions, assure Florian Dessertenne. Ce n’était pas fait pour ça à la base. Quand j’ai vu que mon départ suscitait des interrogations, j’ai voulu répondre à ceux qui se questionnaient. C’était plus simple de le faire par le biais d’un article. » Un article acide, où le demi-centre revient en détail sur l’échec de sa prolongation de contrat et ne cache pas son ressentiment face aux propositions formulées par le club. « Je suis un peu écœuré et dégoûté », dit-il.

     

    « Ce qui a pu fonctionner en Nationale 1 a montré ses limites en Proligue » (Thomas Lamora)

     

    Joueur phare du club depuis plusieurs saisons, chouchou du public par son investissement total, ses qualités humaines et ses performances sportives, Florian Dessertenne était une des figures du Caen Handball. Le fiasco Amir Cakic, présenté initialement comme le demi-centre titulaire avant de démontrer un niveau de jeu aux antipodes des attentes, avait conforté son statut de maître à jouer. Le basculement a eu lieu le 19 mai 2017, quand le meilleur buteur caennais de la saison (101 buts dont 55 sur penalty) est mal retombé après un tir. Cri de douleur, silence au Palais des Sports, genou en vrac. Le Parisien allait se faire opérer un mois et demi plus tard d’une rupture du ligament croisé. À cette époque, pourtant, sa resignature chez les Vikings ne faisait aucun doute ni pour lui ni pour ses dirigeants. Le club avait même demandé l’autorisation au rectorat de cumuler son emploi de professeur d’EPS stagiaire, puisqu’il venait d’obtenir son CAPEPS, avec celui de joueur professionnel. Dès janvier, les choses étaient claires et les deux parties avaient trouvé un terrain d’entente intégrant le double projet. « C’était un accord verbal. Je pensais, notamment au vu de ce que j’avais fait dans ce club, que ce n’était pas la peine de signer un avenant. J’aurais dû… »

     

    dessertenne saint gratien 1617

     

    Les négociations post-blessure ont été d’une autre teneur, Thomas Lamora proposant d’abord un poste d’entraîneur-adjoint à Florian Dessertenne, qui a les diplômes pour cela, et, devant son refus, le financement d’un préparateur physique jusqu’à son retour en forme. En janvier 2018, le demi-centre devait reprendre sur un contrat à mi-temps, toujours en parallèle de son poste dans l’éducation nationale, dans un club contraint de faire des économies et ayant recruté deux demi-centres à l’intersaison (David Garcia et Christopher Corneil). Florian Dessertenne a dit non. « Ce qui m’était proposé n’était pas respectueux vu les sacrifices que cela comportait. » Florian Dessertenne aurait été le seul joueur du collectif, avec Jordan Allais (semi-pro au club et à mi-temps dans la vie "civile"), à pratiquer deux métiers. C’est sur ce point que Thomas Lamora a livré sa seule réaction dans cette petite tempête médiatique. « Un club tel que le Caen Handball a su vite évoluer par sa capacité à rester fidèle à ses orientations, et ce sans plier sous les pressions de quelles sortes qu'elles soient. […] Il n'est plus possible aujourd'hui, pour des joueurs réclamant des salaires qui permettent à de nombreux français de vivre, de ne pas être investis à 100% dans leur activité sportive, et d’être ainsi concernés par d'autres préoccupations que leur état de forme physique et physiologique, et leur métier de joueur professionnel. Ce qui a pu fonctionner en Nationale 1 a montré ses limites en Proligue, en témoigne la fin de saison passée. » Un point de vue que Florian Dessertenne, forcément, ne partage pas. « Je pense avoir démontré que malgré plusieurs choses – la naissance de ma fille, mon travail d’assistant d’éducation, le CAPEPS – j’avais ma place en Proligue. J’aurais pu continuer de gérer à nouveau cette multifonction. »

     

    La famille avant tout

    Une fois sa non-signature actée, Florian Dessertenne s’est interrogé sur la suite à lui donner. « Après le troisième rendez-vous avec Thomas (Lamora), je voulais arrêter complètement le hand. Mais ça aurait été du gâchis, je joue depuis presque 25 ans. Je me suis dit "pourquoi pas entraîner", j’ai eu des propositions dans le coin. Enfin, j’ai pensé qu’il fallait peut-être continuer à jouer pour surmonter cette claque. Sans compter que j’aurais sûrement pris vingt kilos si j’avais arrêté (rire). » Florian Dessertenne a pensé à Granville, en Nationale 2, et Courseulles, en Pré-Nationale. La distance avec le premier et le peu de niveau offert par la seconde hypothèse l’ont tour à tour dissuadé. C’est Gonfreville l’Orcher, son ancien club, qui a finalement retenu son attention. « C’est un club familial qui a su m’ouvrir les bras quand j’étais en difficulté alors que son recrutement était bouclé. Il y a une belle équipe. Mais j’avoue que ça me fait ch… de faire autant de route pour aller m’entraîner. » À son retour en décembre, Florian Dessertenne devra se coltiner deux fois trois quarts d’heure de transport quatre fois par semaine. « Je m’entraînerai quand même moins que les autres. Je vais pouvoir profiter de ma famille. » L’emploi du temps sera toutefois à nouveau très dense, entre le lycée du lundi au mercredi, la formation de professeur les jeudi et vendredi, et le hand à 80 kilomètres de là.

     

    Florian Dessertenne retrouvera-t-il un jour la Proligue ? Pas sûr, d’autant que Gonfreville ne peut pas prétendre y accéder faute du statut VAP (Voie d’accession au professionnalisme). « À court terme, je mets mes ambitions de côté. Il me reste encore trois ou quatre ans pour faire des belles choses. Je préfère descendre d’un cran et penser plus à moi. Je me suis rendu compte qu’il ne fallait pas que je sois autant investi dans le hand. Ma famille doit passer en premier. Mais si un jour je peux rejouer en Proligue, je ne dirai pas non. » Ce ne sera pas avec Caen, où la belle histoire s’est arrêtée brutalement. « Je ne suis pas en conflit avec le club, assure Florian Dessertenne. Je suis en fin de contrat, je ne peux rien dire. C’est plus sur l’aspect humain que je suis déçu. Avec ce que j’ai fait au club, je ne pensais pas que ça allait se passer comme ça. » Mais le demi-centre l’assure, il sera dans les tribunes du Palais des Sports en début de saison pour encourager les copains. Droit dans ses bottes. « Je n’ai rien à me reprocher. J’ai fait des choses au Caen Handball, et le Caen Handball m’a apporté beaucoup de choses. Il m’a donné l’occasion de jouer contre Paris, en Proligue, etc. Je le remercie pour ça. Joueurs et entraîneurs, nous ne sommes que de passage. » Celui de Florian Dessertenne aura marqué l’histoire du club. Son départ aussi.

    Voir cet article
  • Trois Conquérants aux World Games

    L’antichambre des Jeux Olympiques s’appelle les World Games. Cette compétition réunit tous les quatre ans des disciplines non représentées aux JO, comme le football américain, le billard, le kayak polo ou le squash. Le roller-hockey, qui compte à Caen l’une des meilleures équipes de France, est lui aussi de la partie. Pour le Caennais Antoine Rage, c’est une première expérience.

     

    Recalé en 2013, alors qu’il avait intégré l’équipe de France l’année précédente, le défenseur goûte à ses premiers Jeux Mondiaux en Pologne. Pour lui et ses camarades, ils ont toutefois commencé sans la spectaculaire cérémonie d’ouverture, n’ayant pas été invités par le CIO aussi tôt. Contraints de séjourner assez loin du cœur des événements, les joueurs ont au moins l’avantage de pouvoir se concentrer sur leur compétition. Et celle-ci s’annonce particulièrement rythmée. Les huit équipes n’ont que cinq jours pour en découdre. Les trois premiers sont consacrés aux matchs de poule, avant les demi-finales et la finale le 29 juillet. Le coup d’envoi est pour aujourd’hui. Il sera donné à 14h00 pour l’équipe de France. « J’étais un peu stressé il y a quelques jours, reconnaît Antoine Rage. Là, on est dedans. »

     

    Les Bleus débuteront les hostilités devant la Suisse et ses nombreux joueurs de… hockey-sur-glace. Si tous les Français sont des spécialistes du roller-hockey, bien que certains aient un passé professionnel sur glace, d’autres nations comptent encore dans leurs rangs des athlètes se consacrant en premier lieu au hockey-sur-glace. C’est donc le cas des Suisses, « très physiques et plus grands, alors que nous sommes plus rapides et plus frêles ». Reléguée il y a deux ans en deuxième division, remontée parmi l’élite ensuite, la Suisse soulève son lot d’incertitudes. Au vu de son effectif, Antoine Rage s’attend à « des lancers plus puissants et des duels plus intenses », auxquels les Français devront répondre par leur mobilité et leur qualité technique dans les petits espaces.

     

    world games1

     

    La France vise le titre

     

    Ce premier match pèsera déjà lourd, avant une opposition a priori plus abordable contre l’Argentine demain et un dernier match face à l’Italie. Pour atteindre les demi-finales, la France devra terminer à l’une des deux premières places. « Si on perd aujourd’hui, on aura déjà deux matchs de la mort ensuite. Il va falloir prendre très vite ses marques. » Les hommes de Pierre Seguy, sélectionneur de l’équipe de France et entraîneur du RSH Caen, ne cachent pas leurs ambitions. Ils veulent gagner. « On sort de deux grosses années de progression. C’est la dernière année d’un très bon cycle. On arrive à maturité. On a les moyens de nos ambitions, mais toutes les équipes arrivent en forme et avec leur gros effectif pour un tel événement. Quatre ou cinq peuvent prétendre à l’or. » Le Canada et la République Tchèque, double championne du monde en titre, semblent toutefois partir avec une longueur d’avance.

     

    Parmi les quatorze joueurs français, deux sont caennais et un les rejoindra la saison prochaine. Outre Antoine Rage, Clément Belot est aussi de la partie. Baptiste Bouchut, première recrue des Conquérants, les accompagne. Ce jeune attaquant arrive d’Angers en Ligue Élite. Le gardien est par ailleurs l’ancien caennais Jérôme Salley. À noter qu’après ces Jeux Mondiaux, les Français enchaîneront début-septembre par les Roller Games en Chine. Cette fois, Théo Fontanille, autre conquérant, sera lui aussi de la partie. 

    Voir cet article
  • Le Caen Handball sur le pont

    Premier de cordée ! Le Caen Handball débute sa préparation estivale ce soir au gymnase de la Hache. En-dehors des footballeurs, les Vikings sont les premiers à reprendre. Au lendemain de la sortie médiatique de leur ancien capitaine Florian Dessertenne dans les colonnes de Ouest-France, il faudra rapidement tourner la page.

     

    Pour cela, les Vikings pourront compter sur le large renouvellement effectué cet été. Le départ du demi-centre a été le dernier d'une longue série, pas moins de dix autres joueurs étant partis avant lui. Seul Xavier Réchal, qui s’est engagé à Cherbourg, est resté en Proligue. Pour les autres, direction l’étranger (Espagne, Luxembourg et Suède) ou la N1/N2.

     

    La liste des partants :

     

    -    -    Florian Dessertenne, Gonfreville (N1)

    -          Charly Sossou, Torcy (N1)

    -          Stanko Abadzic, Rouen (N1)

    -          Hamdi Mizouni, Granville (N2)

    -          Rudy Nivore, Monaco (N2)

    -          Teiva Roopinia, équipe B du Caen Handball (N2)

    -          Christo Tsatso, Luxembourg

    -          Carl Ekberg, Suède

    -          Léo Renaud-David, Irun (Espagne)

    -          Amir Cakic ?

     

    Pour les remplacer, Dragan Mihailovic a misé sur huit nouveaux joueurs dont un revenant, Jordan Allais, de retour après une saison blanche pour cause de blessure. « On veut faire mieux que la saison passée avec un groupe plus athlétique, plus ambitieux et plus expérimenté », souligne Thomas Lamora.

     

    La liste des arrivants :

     

    -          Luka Arsenic, gardien (Serbie)

    -          David Garcia Barreiro, demi-centre (Cangas, Espagne)

    -          Christopher Corneil, demi-centre (Vernon, N1)

    -          Yannis Mancelle ailier droit (Oissel, N1)

    -          Macira Sacko, arrière droit (Angers, N1)

    -          Skirmantas Pleta, ailier gauche (Suisse, lituanien)

    -          Nenad Zeljic, arrière gauche (Serbie)

     

    Ces joueurs s’ajoutent aux cinq survivants du groupe pro de la saison dernière, auxquels sont intégrés plusieurs jeunes. Alex Moran sera l’ailier numéro 2 à droite, à un poste où Maxime Langevin devrait être moins utilisé. L’ancien joueur de Cesson a été décalé à l’arrière. Diego Moreno et Nyls Breysacher, éléments majeurs de l’équipe réserve en Nationale 2 la saison dernière, seront en concurrence au poste d’ailier gauche. Samuel Goupillot, international U17 (il est né en 2000), frappe lui aussi à la porte. À noter que les deux serbes, Luka Arsenic et Nenad Zeljic, arriveront un peu plus tard pour des raisons administratives.

     

     

    L’effectif du Caen Handball :

     

    groupe caenhb 1718

     

    Le Caen Handball disputera son premier match de préparation le mardi 8 août à Falaise contre Massy. Le début d'une série de 11 matchs amicaux avant le coup d'envoi de la saison en Proligue, le 15 septembre à Créteil.

     

    La liste des matchs amicaux :

     

    -          Mardi 8 août : CAEN / MASSY (Lidl StarLigue) à FALAISE 20h00

    -          Mercredi 9 août: CAEN / CESSON (Lidl StarLigue) à COLOMBELLES 18h30

    -          Mercredi 16 août: CPB RENNES (N1) / CAEN à RENNES

    -          Mercredi 22 août: GONFREVILLE (N1) / CAEN à Gonfreville

    -          Vendredi 25 et Samedi 26 août: TOURNOI à LIMOGES

    -          Mardi 29 août: CESSON (Lidl StarLigue) / CAEN à CESSON

    -          Vendredi 1er Septembre : Trophée des Vikings au Palais des Sports
    - 18h00 Vernon (Proligue) / Limoges (Proligue)
    - 20h30 Caen (Proligue) / Cherbourg (Proligue)

    -          Samedi 2 Septembre : Trophée des Vikings (horaires et lieu à venir)
    -  Cherbourg / Limoges
    -  Caen / Vernon

    Voir cet article
  • Malherbe perd mais progresse

    Football. Caen 1 – 2 Rennes, 4ème match de préparation. Le Stade Malherbe a concédé hier à Vire sa première défaite de la pré-saison. L'ouverture du score d'Ivan Santini, d'un très joli but, n'a pas résisté au retour rennais. Caen est pourtant monté en puissance sur cette rencontre.

     

    C'était le dernier attaquant à ne pas avoir marqué : Ivan Santini a débloqué son compteur personnel de fort belle manière – comme ses partenaires avant lui – au milieu de la première période (24'). L'égalisation est venue dix minutes plus tard par Benjamin Bourigeaud, d'un superbe coup-franc direct (34'). Rennes a pris l'avantage à l'heure de jeu, Faitout Maoussa offrant la victoire aux siens après une perte de balle caennaise. Les deux équipes ont eu leurs occasions, mais le score n'a pas évolué.

     

    Quelques changements étaient intervenus dans le onze de départ, par rapport à celui qui avait affronté Lorient trois jours plus tôt. Romain Genevois étant arrêté dix jours (cuisse), Damien Da Silva était titulaire. Il sera toutefois suspendu contre Montpellier pour la première journée de Ligue 1. Par ailleurs, Julien Féret avait retrouvé sa place de titulaire aux côtés de Jonathan Delaplace et aux dépends de Stef Peeters. Le Belge est rentré en deuxième mi-temps. À noter qu'Adama Mbengue a joué ses premières minutes avec le Stade Malherbe. Il a eu assez de temps pour solliciter le gardien adverse.

     

    « J'ai constaté une vraie progression par rapport aux précédentes sorties, commente Patrice Garande dans des propos repris sur le site du club. Après un gros stage et deux matchs dans la semaine, je suis content de ce que les joueurs ont montré. Physiquement, les joueurs ont été capables de faire beaucoup plus de sprints et d'appels. »

     

    Caen jouera son dernier match de préparation contre Angers à Fontenay-le-Comte samedi prochain.

    Voir cet article
  • Florian Dessertenne quitte le Caen Handball pour Gonfreville

    C'est une surprise de taille dans le petit milieu du sport caennais. Victime d'une rupture du ligament croisé du genou au mois de mai, lors du dernier match de la saison, Florian Dessertenne ne rejouera plus sous le maillot du Caen Handball. Le demi-centre, capitaine depuis deux ans et Viking depuis quatre ans, s'est engagé pour deux ans en faveur du club de Gonfreville.

     

    Personnage emblématique du club, très apprécié des supporters, le Francilien était en fin de contrat à Caen. Les négociations pour prolonger n'ayant pas abouti, il a décidé de retourner dans le club qui lui avait permis de découvrir la Pro D2, avant de redescendre en Nationale 1 et de signer finalement au Caen HB. Florian Dessertenne était le meilleur buteur caennais la saison dernière avec 101 réalisations dont 55 sur penalty. Son départ est le dernier d'une très longue liste*, onze joueurs ayant quitté les rangs du Caen Handball cet été.

     

    Les dirigeants caennais, conscients qu'ils ne pourraient pas compter sur leur ancien capitaine avant février au mieux, avaient recruté deux joueurs à son poste : l'Espagnol David Garcia Barreira, amené à être titulaire, et l'ancien de Vernon Christopher Corneil. Tous deux seront présents à la reprise de l'entraînement, lundi 24 juillet.

     

    * Stanko Abadzic, Rudy Nivore, Carl Ekberg, Teiva Roopinia, Charly Sossou, Léo Renaud-David, Hamdi Mizouni, Christo Tsatso, Xavier Réchal et Amir Cakic sont également partis. Ils n'avaient pas été conservés.

    Voir cet article

Les Photos

Contactez Nous

TSF 98
(Contact web)
  • 325 - Centre Commercial, Quartier des Belles Portes 14200 Hérouville Saint Clair contact@tsf98.com
  • 09.54.60.60.00