• (Crédit photo : Antoine Dufour)

    Basket. Troisième journée de Pré-Nationale Féminine. Encore un week-end où les équipes manchottes sont sorties victorieuses de leurs confrontations, l'USLG et l'ASC assez facilement (face à des équipes néanmoins combatives) et l'ABCH au forceps face à l'Avant Garde. Après une première partie de match compliquée, Bayeux n'a fait qu'une bouchée d'Alençon tandis que Cabourg a su se rattraper après un mauvais départ. La petite surprise de la journée est la victoire du CB Ifs face à l'armada douvraise.

     

    Les chiffres de la journée :

    - 7, soit le nombre de fautes techniques sifflées.
    - 3, parmi ces sept fautes techniques, trois furent pour les coaches.
    - 23, soit le nombre de rebonds offensifs captés par La Glacerie (46 au total).
    - 25, soit le nombre de ballons volés par les Glacériennes.
    - 41, soit le nombre de lancers tentés par les Ifoises.
    - +20, le différentiel de fautes entre Douvres (27) et Ifs (7).
    - 8, sur les huit points marqués dans le premier quart par Ifs, tous sont de Pauline Nicolle.
    - 94, soit le nombre de points marqués par le 5 majeur de Bayeux, soit la totalité des points du CSB.

    Les séries en cours : 3 victoires pour La Glacerie / 3 défaites pour Caen Venoix

    Les affiches de la prochaine journée : BAYEUX vs DOUVRES , LA HAGUE vs LA GLACERIE , CHERBOURG vs AVANT GARDE

    Trois équipes se sont imposées assez largement sur cette journée. Le plus gros massacre est à mettre au crédit de Bayeux qui l'emporte 55-94 chez le promu alençonnais. Pourtant, le CSB ne comptait que 2 petits points d'avance à la mi-temps. L'UBCUA joue vite, pique des ballons et s'offre des paniers faciles. Mais après la pause, les Bayeusaines multiplient les changements défensifs et Alençon a de plus en plus de mal à contenir Kasia Kieda (33 points). Le troisième quart est à sens unique (5-28) et Bayeux rend l'addition encore plus salée dans le quatrième quart-temps.
    Sale temps pour les promus puisque Venoix s'est également incliné, 37-63 face à Cherbourg. Néanmoins, tout n'est pas à jeter pour le CVB qui a montré un bien meilleur visage que la semaine passée à La Hague. Mais en face, l'adversaire était d'un calibre supérieur. Les Cherbourgeoises ont été sérieuses et ont agrandi l'écart petit à petit. Avec une défense solide et une Anne-Claire Née qui devrait faire du dégât cette saison, Cherbourg remporte aisément son deuxième match.

    Comme vous vous en doutez, le dernier gros écart est à mettre au crédit de La Glacerie, victorieuse 69-36 face à Mondeville. Un score un peu trompeur car l'USOM est loin d'avoir démérité face à des Glacériennes techniquement au-dessus mais manquant d'adresse. La différence se fera dans le dernier quart-temps, les Mondevillaises n'ont plus de jus et l'USLG agrandit tranquillement l'écart. Sans briller et en étant maladroites, les joueuses de Jérôme Luce l'emporte de 33 points... ça va être sympa le jour où elles seront adroites.
    Sur le papier, ce n'était pas forcément la plus belle affiche. Pourtant, le duel entre le Caen Nord et Cabourg fut intéressant, duel remporté par les Cabourgeaises 54-63. Après avoir pris un excellent départ, les Nord-Caennaises vont déchanter dans le deuxième quart, ne pouvant contenir les assauts des scoreuses adverses. Dans la seconde partie de match, le CNB grignotera son retard à plusieurs reprises pour y croire mais à chaque fois, Orlane Carriere plantera le tir primé qui fait mal. Menées de 16 points à quelques minutes de la fin, les joueuses de Boris Renaux ont joué jusqu'au bout afin de réduire l'écart à -9. Important dans l'optique du match retour.

    On termine avec deux mini-surprises. Tout d'abord, la victoire 58-66 de La Hague à l'Avant-Garde. Dans ce duel entre anciens pensionnaires de la N3, le score fut très serré. Dépourvues de Pinto Lutumba (donc d'une quinzaine de rebonds et d'autant de points) et devant composer avec plusieurs blessées, les Caennaises ont souffert après la pause face à des Manchottes combatives au rebond et assez solides en défense. Et si la défaite au Caen Nord lors de l'open n'était qu'un faux pas ?
    L'autre affiche de la journée opposait Douvres et Ifs. Certes, le CBI n'avait toujours pas connu l'ivresse de la victoire (ce qui rendait peut-être l'équipe d'autant plus dangereuse en fin de compte) mais il ne fallait pas oublier que l'équipe avait fait partie du « Top 4 » l'an passé tout en enquiquinant pas mal de grosses équipes... comme Douvres par exemple. Et justement, les Ifoises ont récidivé en l'emportant 49-59 face au DBCN. Après un premier quart mitigé faute d'adresse, le CB Ifs trouve retrouve de la réussite et surtout, l'équipe provoque beaucoup de fautes et n'en commet que très peu. Ifs obtient 41 lancers-francs et prend l'avantage face à des Douvraises à côté de leurs baskets. Après s'être faites surprendre par Alençon, les joueuses d'Adrien Laignel ont réagi de la meilleure des manières.

    Maintenant, place à une longue trêve pour toutes les joueuses. Toutes ? Non ! Douvres et Cherbourg joueront leur match en retard de la première journée (reporté à cause d'une panne de courant) le dimanche 29 octobre au gymnase des Boutiques (Caen Nord).

    DOUVRES BCN : 49
    CB IFS : 59
    [14-8, 12-15 (26-23), 10-21 (36-44), 13-15]

    Antoine Dufour (COACH DBCN) : « Grosse contre-performance, que ce soit individuellement, collectivement ou tactiquement, on a eu beaucoup de mal à se mettre en place. On démarre bien offensivement et puis en plus, elles n'ont pas trop d'adresse... et après, c'est le début de la fin, on met nos bras sur toutes nos actions de défense, on n'est pas placé, on n'est pas sur les aides. La défense n'est pas en place et en attaque, on est trop statique. En plus de ça, on n'a pas d'adresse intérieure comme extérieure. Dans le quatrième quart, on fait un passage en zone et on revient à -2. Mais derrière, on se prend 4 ou 6 points et c'est fini. Au niveau des attitudes, on baissait la tête. On finit le match à 27 fautes, elles à 7. Je ne suis pas d'accord sur la cohérence mais on ne perd pas le match à cause des arbitres, loin de là. »

    Adrien Laignel (COACH CBI) : « Cette première victoire fait vraiment du bien. On a vraiment montré notre vrai visage aujourd'hui même si on a une adresse catastrophique dans le premier quart-temps (0/14 à 2-points). Même si on a une adresse catastrophique, nos schémas de jeu étaient respectés, donc je n'étais pas forcément inquiet, il suffisait juste de retrouver un peu d'adresse. C'est un match qu'on a rythmé du début à la fin avec une très très bonne agressivité défensive. Je crois qu'elles font 27 fautes et nous que 7. Ce match-là lance vraiment notre saison. On encaisse un 6-0 au début du troisième quart mais on a vite corrigé le tir, on a vite remis du rythme en attaque comme en défense et en fin de match, je pense qu'on était plus frais physiquement. J'ai trouvé l'arbitrage juste et cohérent. Je félicite les filles pour cette victoire mais il va falloir qu'elles m'expliquent comment elles peuvent passer d'un match catastrophique à un match aussi abouti. »

    - 27fts DBCN, 5/9 lf DBCN, 2 3pts DBCN, 2fts U DBCN, 7fts CBI, 24/41 lf CBI, 3 3pts CBI

    Marque DBCN : M. Joba 2pts, M. Gautier 2pts, A. Adras 2pts, A. Volard 4pts, *C. Besançon 9pts, *J. Levernieux 1pt, *M. Guillaume 4pts, *A. Antoine-Cochard 9pts, *A. Bluche 14pts, C. Miquelot 2pts

     

    Marque CBI : N. Torrent-Michel , *E. Dziuk 6pts, A. Geraudel 8pts, *M. Le Roux 5pts, *M. Reulet 11pts, *P. Nicolle 15pts, M. Joseph 5pts, M. Arnoux 3pts, *C. Françoise 6pts, G. Ollo

    CTC UBCU ALENCON : 55
    CS BAYEUX : 94
    [17-13, 21-27 (38-40), 5-28 (43-68), 12-26]

    Mathieu Bougon (COACH CTC UBCUA) : « On fait un super début de match, on défend bien et on gagne des ballons, ce qui nous permet d'avoir du jeu rapide et des paniers faciles. On parvient à résister jusqu'à la mi-temps mais on n'arrive plus à contenir leur attaque. Kieda nous fait mal dans la raquette et les autres joueuses sont d'une adresse impressionnante. On ne trouve plus de solution en attaque et on rate trop de lancers et de paniers faciles. Le résultat est lourd mais logique face à une belle équipe de Bayeux. Ce match nous montre qu'on doit bosser dur pour progresser ! »

    Jean Malassigné (COACH CSB) : « À la mi-temps, on n'a que 2 points d'avance. Sur le premier quart, les deux équipes sont sur de l'individuelle, on n'a que sept joueuses. On défend mal, on est pris en vitesse par la jeunesse d'Alençon. Le deuxième quart est plus intéressant pour nous mais dans la dernière minute, on est à +8 et on se prend un 6-0. Sur les troisième et quatrième quarts, l'expérience commence à payer, on a changé de type de défense et nos jeunes adversaires ont eu du mal à s'adapter. On a varié nos défenses en zone. Dans le quatrième quart, on a une grosse adresse sur leur défense de zone. On a une Kasia Kieda qui finit à 33 points. Match agréable où il n'y avait qu'un seul arbitre qui s'en est très très bien sorti. Bonne ambiance avec des joueuses en face à qui je souhaite de progresser. »

    - 16fts UBCUA, 9/21 lf UBCUA, 0 3pts UBCUA, 1ft U UBCUA, 17fts CSB, 14/19 lf CSB, 8 3pts CSB, 1ft U CSB

    Marque CTC UBCUA : M. Roy, J. Boulard , Z. Guyomard Llorca , *J. Guerrier , *A. Thierry 10pts, *A. Senegas 12pts, C. Azziza 4pts, *L. Guyomard Llorca 10pts, P. Boulard 5pts, *P. Cool 14pts

     

    Marque CSB : C. Victoire , *C. Seigneurie 17pts, *L. Viseur 15pts, M. Diere, *B. Mallet 13pts, *C. Lemennais 16pts, *K. Kieda 33pts

    US LA GLACERIE : 69
    USO MONDEVILLE : 36

    [20-14, 8-7 (28-21), 17-10 (45-31), 24-5]

    Jérôme Luce (COACH USLG) : « Une première mi-temps mi-figue mi-raisin, on a eu du mal à attaquer contre la défense intensive de Mondeville et on n'a pas eu d'adresse sur les tirs extérieurs. On montait vite les ballons et on a perdu beaucoup de balles là-dessus. En deuxième mi-temps, on a changé de défense, on a alterné zone-presse/zone et individuelle. On récupère des ballons et on joue vite en contre-attaque, par contre on n'a toujours pas d'adresse. Et sur le dernier quart, Mondeville explose, on fait un écart sévère pour l'adversaire par rapport à leur prestation. On a fait le match qu'il fallait, on gagne de 30 points, on rate un nombre de contre-attaque hallucinant, on rate des lancers... On prend, même si on ne sort pas un grand match, on est satisfait de le prendre. »

    Alex Devaux (COACH USOM) : « Match un peu important par rapport au week-end dernier, très satisfait du comportement, de la motivation et de l'envie. Sur les trois premiers quarts-temps, grosse intensité défensive de mes joueuses, une volonté d'être à la conquête du ballon, tout le temps. Après, le petit bémol est qu'on récupère des ballons mais on n'arrive pas à les concrétiser sur transition. Mais si on garde cette envie et cette motivation, il n'y a pas photo, on joue basket. Dans le dernier quart, on commence à être fatigué et c'est pour ça que La Glacerie score énormément. Le score ne reflète pas le match. »

    - 17fts USLG, 13/28 lf USLG, 2 3pts USLG, 1ft T USLG, 20fts USOM, 12/19 lf USOM, 2 3pts USOM, 1ft T & 1ft U USOM

    Marque USLG : L. Lecacheur 5pts, *C. Drean 9pts, *S. Deloeuvre 9pts, M. Pinsard 4pts, *F. Sorel 11pts, *J. Cossais 7pts, M. Bouin 9pts, *L. Brun 10pts, S. Sauvey 5pts

     

    Marque USOM : *A. Lanchas 3pts, *E. Perrotin 2pts, *L. Pailler 4pts, O. Picot 5pts, J. Ait-Idder , *S. Bouabib 11pts, A. Goudeau 3pts, G. Lebreton 1pt, *M. Herbline 3pts, L. Marie 4pts

    AVANT GARDE CAEN : 58
    ABC LA HAGUE : 66
    [18-18, 21-18 (39-36), 8-14 (47-50), 11-16]

    Mathieu Auzoux (COACH AGC) : « En l'absence de Pinto Lutumba, blessée, on savait que ce serait difficile... et nous avons en effet été dominés au rebond. Ajoutons ensuite un faible temps de jeu pour Marine Maurouard, également blessée, et une Chloé Guermont à 17 points à la mi-temps et qui se blesse au genou en fin de première mi-temps... c'était trop pour nous ! On est derrière au score de 3-4 points tout le match mais dans le final, nous n'arrivons pas à faire la différence. Trop de déchets dans les tirs intérieurs et extérieurs pour espérer compenser les blessures... La Hague l'emporte logiquement. Chloé Guermont passera une IRM lundi, les ligaments et le ménisque sont sûrement touchés... »

    Olivier Birette (COACH ABCH) : « Match serré dans l'ensemble. On prend 7 ou 8 points d'avance dès le départ, après on est moins présent défensivement, ce qui leur permet de repasser devant. Elles restent devant une grosse partie du match et il n'y a que dans les dernières minutes qu'on repasse devant. L'écart de fin de match doit être notre plus gros avantage. On a toujours beaucoup de déchet offensivement mais les filles se sont bien battues et ont récupéré pas mal de rebonds offensifs. Le jour où l'on sera un peu plus efficace offensivement, on sera un peu plus tranquille sur des matches comme celui-là. Après, ce n'est jamais facile de gagner là-bas. »

    - 17fts AGC, 14/20 lf AGC, 0 3pts AGC, 2fts T & 1ft U AGC, 20fts ABCH, 9/20 lf ABCH, 3 3pts ABCH, 1ft T & 2fts U ABCH

    Marque AGC : *C. Guermont 19pts, *M. Baron 2pts, *M. Halder , *L. Guyonvarch 11pts, *M. Maurouard 6pts, E. Pailler 8pts, C. Maillard 2pts, E. Amice 10pts

    Marque ABCH : *E. Bonnaventure 4pts, *M. Hamel 7pts, *F. Birette 6pts, C. Herout 13pts, L. Poutas 6pts, *C. Brionne 12pts, *A. Lerogeron 16pts, L. Hacquebey 2pts

    CAEN VENOIX BASKET : 37
    AS CHERBOURG : 63
    [13-18, 6-20 (19-38), 8-10 (27-48), 10-15]

    Franck Dziuk (COACH CVB) : « Malgré le score, je suis plutôt satisfait, on a montré des choses intéressantes, c'est plutôt une bonne nouvelle. Même si on perd tous les quarts-temps, on est plutôt resté dans le match. On prend surtout un éclat dans le deuxième quart. On a été plus appliqué, plus concentré, en net progrès par rapport à la semaine dernière. En même temps, on ne pouvait pas faire pire (rires). Je pense qu'on ne joue pas le même championnat que Cherbourg. On a retrouvé des joueuses, la trêve va nous permettre de travailler pour continuer à progresser. En face, Anne-Claire Née change la donne. Malgré l'écart, ce match reste encourageant. »

    Pierre-Olivier Giot (COACH ASC) : « Contexte pas forcément facile puisque nous sortions d'une performance et que Cane Venoix avait pris une correction à La Hague. Les filles ont été super sérieuses, on rentre bien dans la rencontre, on ne perd aucun ballon dans le premier quart. Dans le deuxième quart, nos efforts défensifs nous permettent de faire un premier éclat et on arrive assez vite à +20. Dans le troisième quart, on passe à +30 et dans le quatrième, on a deux solutions : soit on pousse vraiment la machine à fond au risque d'avoir des blessées, soit on se laisse porter. Les filles ont joué le jeu, elles ont été sérieuses, notre défense est vraiment pas mal. On avait décidé de laisser Alice Omont à la maison, c'était plus de la prévention qu'autre chose. Après, Caen Venoix n'est pas mal, elles se sont battues avec leurs armes. Jouer là-bas surprendra peut-être certaines équipes. »

    - 12fts CVB, 4/15 lf CVB, 3 3pts CVB, 1ft U CVB, 15fts ASC, 6/9 lf ASC, 1 3pts ASC, 1ft T ASC

    Marque CVB : P. Barre 6pts, *C. Quentel , E. Sauvetre 8pts, N. Saussais, *L. Todesco 3pts, *L. Peribe 5pts, M. Lazzaro 2pts, L. Plusch 3pts, *M. Azema 4pts, *M. Coutant 6pts

     

    Marque ASC : M-A. Carel 4pts, *É. Yssembourg 12pts, *A-C. Née 21pts, A. Poirier , *C. Bertault 11pts, L. Epaillard 5pts, S. Person 2pts, *C. Corvez 8pts, *P. Dréan

    CAEN NORD BASKET : 54
    CABOURG BASKET : 63
    [20-11, 7-19 (27-30), 10-16 (37-46), 17-17]
    (Comme nous avons assisté à ce match, un petit résumé est fait sur cette rencontre)

    Le Caen Nord avait si bien commencé... après la claque reçue à Cherbourg, les Nord-Caennaises démarrent le match en donnant l'impression d'avoir envie de se rattraper : bonne alternance, de bonnes passes, de l'adresse, une Lecourtois efficace... ça donne 11 points d'avance en quatre minutes. À la fin du premier quart, le CNB mène de 9 points. Dans le deuxième quart, la tendance s'inverse, les locales se déconcentrent tandis que Cabourg se réveille et s'appuie sur le scoring du trio Percheron – Chazal – Villette. Les Cabourgeaises refont vite leur retard et prennent l'avantage (+3 à la mi-temps). Sur les deux derniers quarts, il y a un scénario qui se répète : après que Percheron ait donné quelques longueurs d'avance à Cabourg, les Nord-Caennaises (qui s'attardent un peu trop sur l'arbitrage, ce qui vaudra une technique au coach) mettent un ou deux paniers qui entretiennent un espoir de retour... espoir de retour immédiatement réduit à néant par les 3-points de Carriere, des 3-points qui agissent comme des coups de poignards tant ils arrivent juste au moment où le CNB pense revenir. Menées de 16 points à quatre minutes du terme, les joueuses de Boris Renaux réduiront l'écart à 9 unités. Notons qu'après avoir bien démarré (9/12 aux lancers à la mi-temps), Cabourg a vendangé après la pause (6/16). Bien que frustré par l'arbitrage, le coach vaincu reconnaît que la victoire adverse est méritée : « On a manqué d'exécution tactique et un peu de réussite. Cabourg a joué crânement sa chance. » Côté cabourgeais, l'entraîneur ne semble pas vraiment satisfait : « On fait à nouveau un quart-temps un peu catastrophique. Après, on est un peu plus opérationnel et on gère mal la fin de match. C'est dommage, j'ai un peu de regrets, je suis content de la victoire mais on aurait pu gagner mieux que ça. »

    - 22fts CNB, 2/6 lf CNB, 4 3pts CNB, 1ft T CNB, 11fts CB, 15/28 lf CB, 4 3pts CB, 1ft U CB

    Marque CNB : *P. Chartier 10pts, *A. Brunelle 12pts, A. Leroy 1pt, T. Lebourgeois 5pts, *A. Monteiro 11pts, M. Bacon 1pt, *M. Lecourtois 10pts, *C. Godard 4pts

     

    Marque CB : *R. Giffaut 5pts, M. Flechard 6pts, *L. Chazal 12pts, *N. Percheron 16pts, *O. Carriere 11pts, A. Huche 3pts, J. Lefour , C. Lagoutte , *J. Villette 10pts

     

    CLASSEMENT

    1

    UNION SPORTIVE LA GLACERIE

    3v - 0d

    6pts

    +64

    2

    ASSUN BASKET CLUB DE LA HAGUE

    2v - 1d

    5pts

    +46

    3

    CERCLE SPORTIF BAYEUX (▲2)

    2v - 1d

    5pts

    +32

    4

    CABOURG BASKET (▲2)

    2v - 1d

    5pts

    -1

    5

    AS CHERBOURG (▲4) (-1 match)

    2v - 0d

    4pts

    +80

    6

    AVANT GARDE CAEN (▼3)

    1v - 2d

    4pts

    +22

    7

    CLUB BASKET D'IFS (▲4)

    1v - 2d

    4pts

    -12

    8

    CTC UBCU ALENÇON (▼4)

    1v - 2d

    4pts

    -38

    9

    CAEN NORD BASKET (▼1)

    1v - 2d

    4pts

    -59

    10

    USO MONDEVILLE (▼3)

    1v - 2d

    4pts

    -66

    11

    DOUVRES BCN (▼1) (-1 match)

    1v - 1d

    3pts

    +6

    12

    CAEN VENOIX BASKET

    0v - 3d

    3pts

    -74

    Selon les résultats des équipes bas-normandes en N3, le nombre de descentes peut varier. De plus, les décisions en hautes instances (FFBB) peuvent aussi faire évoluer le nombre de descentes.

    TOP 10 SCOREUSES PNF DE LA 3ème JOURNÉE :

    CLASS

    JOUEUSE

    POINTS

    1

    K. Kieda (CSB)

    33pts

    2

    A-C. Née (ASC)

    21pts

    3

    C. Guermont (AGC)

    19pts

    4

    C. Seigneurie (CSB)

    17pts

    5

    C. Lemennais (CSB)

    16pts

    #

    A. Lerogeron (ABCH)

    16pts

    #

    N. Percheron (CB)

    16pts

    8

    P. Nicolle (CBI)

    15pts

    #

    L. Viseur (CSB)

    15pts

    10

    2 joueuses

    14pts

     

    Merci aux arbitres de cette journée : H. Labelle, M. Bosquet, S. Moreau, J. Cau, O. Cardia, B. Aulnette, I. Aïssa, L. Harles, G. Leveziel, A. Cardia, A. Le Lézec

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  • Basket. Julie Plouhinec veut grandir en même temps que le CB Ifs

    Le Club Basket d’Ifs a concédé samedi dernier sa première défaite de la saison à domicile. Les Ifoises, avec 41 points marqués et 26 % de réussite au tir, n’ont pas fait les choses à moitié. Les deux victoires précédemment obtenues devant La Rochelle et Le Havre avaient pourtant rassuré après une intersaison perturbée. L’analyse de la jeune meneuse Julie Plouhinec.

     

    Qualifiée de « pile électrique » sur le terrain, Julie Plouhinec a tout l’air d’être la même dans la vie. La pétillante étudiante en génie biologique, a même parfois du mal à se canaliser en interview. « Il se passe tellement de choses dans ma tête », justifie-t-elle dans un sourire au milieu d’une réponse un peu floue. Le feu follet du CB Ifs n’est jamais avare de spontanéité. La première évocation de la lourde défaite concédée devant Sannois (41-64) suffit à le démontrer. « On a eu une adresse… vraiment nulle. C’était un soir sans, ça arrive. On est des filles adroites, je suis certaine que ça ne se reproduira pas cette saison. Mais ce qui nous a vraiment mis dans le mal, c’est de ne pas avoir suivi les consignes de Morgan (Debrosse) sur le plan défensif. Il nous a donné toutes les cartes pour contrecarrer l’adversaire, mais c’est nous qui sommes sur le terrain. Il n’allait pas non plus nous prendre par la main… »

     

    La jeune équipe ifoise a pris une petite leçon dans une salle Jérôme Obric où elle restait sur une victoire étincelante. Ses deux récents succès, devant La Rochelle et Le Havre, auraient-ils pu provoquer un peu de relâchement ? « Je ne suis pas certaine, répond Julie Plouhinec. Peut-être inconsciemment. Ça nous a fait du bien de gagner deux matchs de suite contre des équipes vraiment pas mal, après l’intersaison qu’on a vécue. » Ifs avait besoin de se rassurer, et l’ancienne mondevillaise avec. L’été a été agité à quelques encablures de Caen. « C’était super flou. Je ne savais pas qui allait être coach, avec qui j’allais jouer, comment on allait jouer. Ça ne m’était jamais arrivé dans ma petite carrière. Mais ça m’a permis de grandir, de gagner en expérience. »

     

    « La fin de saison dernière a été compliquée »

     

    Surtout, Julie Plouhinec a pu laisser derrière elle pour de bon une fin de saison 2016-2017 douloureuse. Pas aussi performante qu’en début d’exercice, elle était restée sur le banc en finale de la Coupe de France. C’est elle qui avait subi à Bercy le nécessaire turnover (Ifs avait alors onze joueuses pour dix places) adopté dans cette compétition. « J’ai eu du mal à me remettre de la fin de saison dernière. J’adore tellement le basket que ça n’a pas été facile de passer à autre chose. Mais d’un autre côté, j’ai été présélectionnée pour la première fois en équipe de France. C’est oublié, je suis passée à autre chose. » Coupée dans les 16, Julie Plouhinec a pu vivre une belle expérience en stage. Et recevoir la dotation FFBB qui va avec !

     

    La page 2016-2017 a pu être tournée avec son autre déception, celle du renoncement au championnat du monde universitaire du trois contre trois, que la demoiselle et ses trois camarades (Loreen Kerboeuf, Myriam Djekoundade et Shelby Saint-Juste) s’étaient ouvert en remportant le championnat de France. Julie Plouhinec se montre satisfaite de son début de saison. « Ça se passe très bien. Je me sens vraiment bien, que ce soit dans le jeu, dans l’équipe ou avec Morgan. Je pensais pourtant que ça allait être compliqué. » Les vacances ont permis de digérer ce qui avait besoin de l’être. Julie Plouhinec regarde devant elle. « Je vais essayer d’avoir plus d’impact dans le championnat N1, expose-t-elle en guise d’objectif 2017-2018. Il faut que je sente que j’aide davantage mes coéquipières. » Quant à la suite plus lointaine, elle reste à écrire. « Je ne ferme pas la porte à l’idée de gravir l’échelon du dessus, mais les études ont pris le dessus. Je suis encore ici pour deux ans, j’ai le temps de voir. Il peut se passer plein de choses. Quand je vois tout ce qui s’est passé l’année dernière en deux mois, je me dis qu’en deux ans ça peut être énorme ! »

     

    « Capables du meilleur comme du pire »

     

    Dès lors, la numéro 10 du CB Ifs préfère se concentrer sur l’immédiat. Samedi, son équipe tentera de repartir de l’avant à Calais, promu au début de saison convaincant (deux victoires et deux défaites, comme Ifs). « Morgan nous a déjà prévenues que ça allait être très dur physiquement, qu’on allait prendre des coups. Ça peut nous remettre dans le droit chemin après la grosse erreur qu’on a faite contre Sannois. » Avec sa « minuscule marge de manœuvre », Ifs devra retrouver la stabilité qui lui a manqué le week-end dernier. « On se trouve bien, mais plus on s’entraînera, mieux on se trouvera. Il manque encore des repères les unes avec les autres. On est capables du meilleur comme du pire. On doit réussir à mieux jouer ensemble plus longtemps, pas seulement sur des petites séquences. »

     

     

    Pour quelle finalité ? « Franchement, je ne sais pas du tout où nous situer dans ce championnat. On veut bien sûr être le plus haut possible. On prend vraiment les matchs les uns après les autres. » Difficile de distinguer une hiérarchie après quatre matchs de championnat, même si Geispolsheim mène la danse sans avoir encore connu la défaite. Ifs, avec deux victoires et deux défaites, est « dans le mou de la poule », expression fraîchement remasterisée sans lien avec une quelconque espèce animale. « Avant la moitié de saison, c’est compliqué de savoir qui va sortir du lot, estime la meneuse. On en saura plus en décembre. » D’ici là, Julie Plouhinec et le Club Basket d’Ifs vont s’attacher à progresser de match en match. « On fera les comptes à la fin… »

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  • Basket. À Nancy, on parle d’« incompréhension »

    Nancy est tombé de haut mardi soir en s’inclinant 88-83 à Caen. Écrasés au cours des huit premières minutes de jeu, les Lorrains n’ont jamais réussi à se remettre de cette entame cauchemardesque. D’où l’incompréhension de leur entraîneur Greg Beugnot.

     

    Gregor Beugnot (entraîneur de Nancy) : « On gagne trois quarts-temps, mais quand t’en prends 30 dans le premier (29-19, 10’)… C’est incompréhensible. Je ne sais pas ce qu’il leur prend. On est très large en défense, on crée des brèches de partout. C’est aberrant. Comment peut-on passer à côté d’un début de match comme cela ? Caen marque 44 points à l’intérieur, c’est fou ! Je ne m’explique pas du tout le pourquoi. On n’a rien changé à notre défense. Eux [les joueurs] l’ont changée sur le terrain. »

    « Quand on commence aussi mal, on perd de la lucidité, alors qu’on fait les efforts et qu’on revient systématiquement pas loin à la fin des quarts-temps. Quand on revient, curieusement on bafouille notre basket en début de quart-temps. Ils reprennent confiance, on lutte à nouveau, mais on manque de lucidité. J’espère que c’est un accident. »

    « Caen n’est pas la même avec Monteiro ou sans lui. Il a une bonne vision du jeu, c’est un joueur complet, qui percute. »

     

    Philippe Braud (joueur Nancy) : « Plus que la défaite, c’est la manière… Quand on débute comme ça et qu’on prend 30 points dans un quart-temps, on s’efforce à revenir mais on perd beaucoup physiquement. En fin de match, on le paye par un manque de lucidité. Des départs comme ça, c’’est inconcevable. On veut être une équipe défensive, on le dit haut. Une équipe défensive n’a pas le droit de débuter comme ça ou de défendre comme ça. C’est problématique. »

     

    « On savait que le CBC allait nous attendre. C’était le premier match (à domicile) du club en Pro B depuis 20 ans. Je ne suis pas surpris. On sait que c’est une équipe valeureuse, qui a de bons joueurs. Notre début de match est tellement mauvais qu’on a des questions à se poser sur la manière dont on l’a préparé. Si on n’impose pas notre défense et notre dureté physique, forcément on va se faire marcher dessus.»

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  • Tennis de table. Caen enchaîne face à Nantes

    Tennis de table. Caen 3 – 1 Nantes, 3ème journée de Pro B. Le Caen TTC a décroché hier soir sa deuxième victoire consécutive face à Nantes. Bien lancés dans la rencontre par la victoire (compliquée) de Jakub Kosowski, les Caennais ont gagné leurs simples et de nouveau perdu le double.

     

    C’est le genre de victoire qui peut faire le plus grand bien, peut-être même constituer le déclic attendu. Jakub Kosowski, leader fébrile du Caen TTC, a retourné une situation très mal engagée lors du premier match de la soirée. Mené deux sets à rien et 10-9, le Polonais est parvenu à s’imposer à la belle. Ses deux derniers sets (11-7, 11-7) n’ont pas eu grand-chose à voir avec les trois précédents. Et si cette balle de match sauvée pouvait changer bien des choses sur le plan mental ? « On l’a senti libéré après la victoire, apprécie Jimmy Devaux. Ça lui a fait beaucoup de bien. » Le double, réalisé de nouveau aux côtés de Julien Piétropaoli, en a apporté la preuve. Caen a certes perdu pour la troisième fois de suite, mais la paire locale a réussi à remporter deux manches, et Jakub Kasowski a produit une prestation de qualité.

     

    Au moment où le Caen TTC a lâché en cours de route ce point qu’il ne parvient décidément pas à prendre, il comptait déjà deux longueurs d’avance. Marcos Madrid s’était lui aussi défait de son adversaire, mais bien plus aisément que son coéquipier. Le Mexicain a battu Damien Provost 3-0, même s’il lui a fallu batailler pour empocher 12-10 le dernier set. Après le double, c’est également lui qui a terminé le travail en écartant le très expérimenté (45 ans) Dorin Calus 3-0 de nouveau. Marcos Madrid en est à 100 % de victoires en ce début de saison. « Il y a trois ans, il tournait à 80 % de victoires en Pro B, indique Jimmy Devaux. En ce moment, il joue des joueurs moins bien classés que lui. » En somme, les matchs à venir seront plus révélateurs.

     

    Julien Piétropaoli n’aura donc pas joué en simple face à son ancien club. Mais l’ex-Nantais « amène un peu de nouveauté et d’ambiance », aux dires de Jimmy Devaux.

     

    Caen, désormais quatrième, rejouera dès mardi prochain à Argentan. Un beau derby en perspective, puisque la Bayard n’est qu’à un point au classement. « Les matchs qui arrivent vont nous permettre d’y voir un peu plus clair. » Sur ce début de saison, trois équipes semblent se détacher : Tours, qui n’était pas forcément attendu à pareille fête, Saint-Denis et Issy-les-Moulineaux.

     

    Jakub Kosowski 3 – 2 Bastien Rembert (7-11, 6-11, 13-11, 11-7, 11-7)

    Marcos Madrid 3 – 0 Damien Provost (11-9, 11-6, 12-10)

    Double Caen 2 – 3 Double Nantes (8-11, 11-5, 5-11, 14-12, 11-13)

     

    Marcos Madrid 3 – 0 Dorin Calus (11-9, 12-10, 11-8)

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  • André Ménard passera du hockey à Wall Street

    André Ménard n’est pas seulement un hockeyeur professionnel. Le capitaine du Hockey Club de Caen, né aux États-Unis d’un père français et d’une mère grecque, mène des études poussées dans la finance. Un double cursus qui lui permet d’envisager sereinement sa reconversion, et de préserver un équilibre dans sa vie personnelle.

     

    Quand vous parlez finance avec André Ménard, malgré tous ses efforts pour éviter de vous perdre trop vite, mieux vaut avoir quelques notions si vous ne voulez pas décrocher au bout de deux phrases. La seule évocation de son cursus universitaire nécessite de s’accrocher un minimum. Après avoir obtenu deux diplômes en finance et marketing à l’université du Delawar, André Ménard a étudié à la SKEMA Business School de Paris autour de la valorisation des entreprises et des fusions-acquisitions. « C’est l’aspect de la finance interne aux entreprises, pas lié à la bourse », explique-t-il. Le hockeyeur, qui évoluait alors à Courbevoie (« ce n’était pas le meilleur lieu sur le hockey, mais je pouvais construire des choses à Paris »), a validé son Master 2 à la faveur d’un stage de sept mois au sein d’une société de conseil en fusion-acquisition dans l’industrie pharmaceutique. « Mon rôle était de faire le relais entre vendeurs et acheteurs. »

     

    Pas rassasié d’un bac +5, en parallèle de sa carrière de sportif professionnel, André Ménard s’est lancé dans d’autres projets. Il a d’abord passé avec succès le premier niveau du CFA (Chartered Financial Analyst), « le parcours le plus dur dans la finance », qui démontre une connaissance pointue du marché des finances. Cet été, André Ménard a échoué d’un rien dans sa tentative d’obtenir le deuxième des trois niveaux qui le composent. Il s’est ensuite attelé à la préparation d’un autre diplôme non-universitaire, le CAIA (Chartered Alternative Investment Analyst). « Je viens de passer le premier niveau. Normalement, je passerai le deuxième en mars. Cet examen est intéressant pour travailler dans des fonds d’investissement privés. »

     

    Une seule année uniquement consacrée au hockey

     

    Si André Ménard met tant de cœur à l’ouvrage, c’est qu’il sait le moment idoine pour cela. « Si je faisais ces examens en même temps que je travaillais, je n’aurais pas de vie. Le hockey me laisse beaucoup de temps. Et quand je n’ai fait que du hockey (à Courbevoie lors de mon arrivée en France), je me suis rendu compte qu’il me manquait quelque chose. J’avais 23 ans et je n’aimais pas ce feeling. Je sentais que je ne progressais pas. » Le Franco-Américano-Grec a aussi conscience qu’un CV riche compensera en partie son arrivée tardive sur le marché du travail. Le jeune homme de 28 ans n’est pourtant pas dénué d’expérience professionnelle dans son secteur d’activité. L’année dernière, il a ainsi travaillé à Wall Street dans l’immobilier commercial. « L’entreprise voulait s’implanter en Europe. Je l’ai aidée à se lancer à Londres. » Cette année, il a collaboré avec son père dans la jeune société lancée par celui-ci. « C’est une boîte de distribution et de marketing dans les médicaments génériques. On a cherché des investisseurs, projets et produits. »

     

     

    Avec des parents travaillant dans le pharmaceutique, André Ménard connaît bien cet univers. Sa thèse a même porté sur les fusions-acquisitions des compagnies pharmaceutiques. « C’est possible que je travaille avec mon père dans le futur, mais il faut que cela puisse correspondre à ce que je veux faire. Je souhaite travailler dans un fonds d’investissement. Il y a toutefois peu de postes et peu d’embauches. » André Ménard cherchera en outre à rester en phase avec sa conscience. « J’ai du mal avec le fait que des gens se font beaucoup d’argent dans l’industrie pharmaceutique alors que d’autres peinent à payer leurs médicaments. »

     

    « Pas l’impression d’aller travailler »

     

    En attendant, l’attaquant continue de vivre de sa passion. « Tous les matins, je me lève sans avoir l’impression d’aller travailler. J’ai l’après-midi pour moi, je peux faire ce que je veux. Quand je travaillerai, ce sera dix heures par jour voire beaucoup plus. Je ne serai plus libre de faire ce que je voudrai, je ne pourrai plus voyager l’été comme je le fais actuellement… Aux États-Unis, tu n’as que deux semaines de vacances quand tu commences. Je me sentirai coincé. Je sais que le hockey se terminera bientôt, même si je n’ai pas de date, alors je profite. » Et tant pis si André Ménard laisse pour l’instant de côté un salaire qui sera huit fois plus élevé que celui qu’il touche à Caen. La qualité de vie dont il dispose l’emporte sur le reste.

     

     

    Et s’il n’y avait eu que le hockey durant les six années passées en France ? « Je ne suis pas sûr que j’aurais été meilleur. Quand il y a trop de pression, tu ne progresses pas. L’aspect travail prend le pas sur le côté plaisir. » André Ménard s’est attaché à préserver un équilibre qui lui est cher. « Je n’ai pas toujours joué au plus haut niveau possible car je voulais tenir compte d’un ensemble. » Un bel exemple de sportif accompli.

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  • Basket. Caen s’est offert des retrouvailles de haut vol

    Le Caen Basket Calvados a créé la première sensation de la saison en dominant Nancy avec la manière, hier soir (88-83). En tête pendant quarante minutes, les Caennais ont su exploiter leur début de match tonitruant. Avec BJ Monteiro, le CBC n’est plus le même.

     

    Thomas Cornely en a eu « des frissons » et c’est tout le Palais des Sports qui a frémi avec lui. Si le meneur de jeu était épaté de l’affluence enregistrée un mardi soir, ses supporters n’en revenaient pas de la prestation produite par le collectif caennais. Le Caen Basket Calvados ne pouvait pas imaginer plus beau retour en Pro B, vingt ans après l’avoir quittée. Le scénario lui-même pouvait être difficilement plus réussi. Au show du début de match, quand les Normands ont creusé l’écart de manière impressionnante face à des Lorrains estomaqués, a succédé juste ce qu’il fallait de suspense. Les tribunes très garnies de la vieille enceinte caennaise ont parfois tremblé face au retour nancéien, mais pour mieux vibrer ensuite.

     

     

    BJ Monteiro, quel retour !

     

    Hormis 22 ballons perdus, « beaucoup trop », comme en convient Hervé Coudray, Caen n’a pas raté grand-chose devant une équipe de Nancy reléguée de Pro A. Surtout, les Caennais ont sorti une merveille de premier quart-temps sur lequel ils ont construit leur succès. « On voulait mettre du rythme, précise l’entraîneur caennais. On savait qu’on allait souffrir si on jouait sur demi-terrain. On a parfaitement tenu notre plan de match sur le premier quart-temps, ce qui nous a permis de creuser l’écart. » Caen a compté jusqu’à 18 longueurs d’avance au bout d’une poignée de minutes seulement. Deux hommes y étaient pour beaucoup : Jarvis Williams, 17 points dans le premier quart-temps, et BJ Monteiro, probablement l’homme-clé de ce succès.

     

     

    En alignant d’entrée de jeu le meilleur ailier de Nationale 1 la saison dernière, Hervé Coudray « prenai[t] des risques ». Touché au genou, BJ Monteiro était out depuis trois semaines. Il n’avait fait sa première séance d’entraînement complète que la veille. Et pourtant, l’Américain a développé un niveau de jeu époustouflant devant Nancy. La justesse de ses choix, la qualité de leur réalisation et sa capacité à accélérer le jeu  ont été déterminants. BJ Monteiro a distillé 14 passes décisives, en plus de ses 11 points. « BJ nous fait clairement du bien, observe Thomas Cornely. C’est une valeur sûre. Il s’est entraîné trois jours et il revient dans un tel état de forme… C’est super. On a vraiment besoin de lui. » Avec son créateur en chef, Caen n’est plus la même équipe. « Il est important dans notre style », souligne Hervé Coudray.

     

    Caen est resté « assez serein »

     

    Un autre homme s’est distingué côté caennais. Bastien Vautier, opposé au club avec lequel il est sous contrat, a mis à l’amende les intérieurs qui lui barraient la route à Nancy. Ses 14 rebonds constituent plus de la moitié du total de Nancy (25 rebonds). Malgré un faible pourcentage aux lancers-francs (4/10), le jeune homme de 18 ans s’est offert un gros double double (12 points et 14 rebonds). Il n’était pas attendu à pareille fête, même si son entraîneur actuel estime que la prestation fournie « n’est pas une surprise ». Elle aussi a pesé lourd dans le décompte final !

     

     

    Au-delà des individualités, Caen a su faire triompher un collectif. « Tout le monde a été important à des moments clés », soutient Thomas Cornely. Le meneur en est une bonne illustration, lui dont le tir primé en fin de match, quand Nancy était revenu sur les talons du CBC, a été décisif. « On a été consistants tout le match, retient-il. Je nous ai trouvés assez sereins malgré des pertes de balle un peu bêtes. Il y a eu de la solidarité. C’est une victoire d’équipe. » Les trente passes décisives en attestent à leur manière. Après cinq défaites de suite, même si seule celle à Lille comptait réellement, ce premier succès tombe à point nommé. Quant à l’histoire que le CBC vit dans sa vieille et bruyante enceinte, elle est décidément toujours aussi belle.

     

     

    Caen 88 – 83 Nancy

    Caen : Williams 25, Sidibé 2, Cape 2, Monteiro 11, Cornely 17, Chelle 9, Thondique 5, Pope 5, Vautier 12.

     

    Nancy : Aska 23, Braud 9, Goudou-Sinha, Narace 6, Lemar 2, Florimont 15, Clerc 9, Chery, Var 10, Russell 9.

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  • Basket. Première victoire pour la N3 du CBC

    Basket. 4ème journée de N3 Masculine. Dans un derby normand face à Évreux, le Caen Basket Calvados a profité des retours de certains intérieurs pour obtenir sa première victoire de la saison. Invaincu jusque-là, le Caen Nord Basket a concédé sa première défaite à Montivilliers tandis que l'ASPTT enchaîne une deuxième défaite consécutive, à Monfort.


    Irrégulier mais plus patient en attaque, le CBC débloque son compteur

    CAEN BASKET CALVADOS 63 – 57 SEMS ALM EVREUX BASKET

    [16-11, 14-18 (30-29), 23-16 (53-45), 10-12]

    Toujours capot après trois journées (face à des adversaires coriaces, il faut le dire), le CBC recevait Évreux avec la ferme intention de débloquer son compteur de victoires. Face à une équipe ébroïcienne servant elle aussi de centre de formation à une Pro B mais assez athlétique et disposant d'un fort meneur, les Caennais démarrent plutôt bien. Pour son premier match avec la réserve, Djedje marque les deux premiers paniers. La défense est solide avec 11 points encaissés et les locaux prennent 5 points d'avance.

    Au milieu du deuxième quart, les Bas-Normands vont compter 11 points d'avance : « On a davantage respecté les consignes offensives, on a été plus patient et donc, on a limité les pertes de balles. » explique Michaël Déjardin. Sauf que les cinq minutes précédant la mi-temps sont bien moins glorieuses pour les Cébécistes : « On est tombé dans le rythme trop rapide d'Évreux. » Djeyim et Delacourt font mal à la défense du CBC et les visiteurs reviennent à -1.

    Après la pause, les Caennais se remettent dans le droit chemin. Braquet et Heslouin assurent le scoring avant de passer le relais à Onillon, Robert et Quignette. En face, Adélaïde maintient Évreux dans le match mais le Caen Basket Calvados a repris un petit matelas d'avance (+8). Sauf que les protégés de Déjardin vont faiblir en attaque et voir l'ALM revenir un peu grâce à Dolomingo. Mais Djedje ne tremble pas sur la ligne des lancers et convertit ses quatre tentatives. L'équipe conserve l'avantage et s'impose finalement de 6 points.

    Certes, il y a encore des choses à revoir mais l'essentiel est là avec cette première victoire : « C'est un championnat qui a l'air assez serré, on est content d'avoir pris ce match à domicile, après on est loin d'avoir fait un match plein mais c'est rassurant. » Avec 31 points du banc et une marque assez répartie, le CBC a démontré que sa force cette saison pourrait être son collectif : « Heslouin a sorti son épingle du jeu, c'est bien pour le futur du club. Bonne prestation de Thomas Robert aussi. » L'équipe tentera d'enchaîner à Rennes samedi prochain.

    Marque CBC : T. Prinsaud 5pts, M. Cosnefroy 1pt, P. Heslouin 10pts, Q. Braquet 6pts, T. Robert 12pts, C. Quignette 15pts, E. Djedje 8pts, D. Onillon 4pts, P. Madeleine 2pts

    Marque SEMSALMEB : D. Djeyim 13pts, A. Delacourt 5pts, T. Dolomingo 12pts, A. Adélaïde 11pts, A. Andremont , M. Parayre , A. Paquentin 8pts, R. Gabriel Kosi Kidi 8pts, S. Foulonneau

     

    Les balles perdues causent la première défaite du CNB cette saison

    AMICALE LAÏQUE MONTIVILLIERS 67 – 57 CAEN NORD BASKET

    [19-20, 18-15 (37-35), 12-6 (49-41), 18-16]

    Après trois victoires consécutives, le CNB devait faire face à un gros morceau avec Montivilliers, équipe qui venait de battre l'ASPTT, réputée quasi-imprenable à domicile et qui avait (assez largement) dominé le Caen Nord par deux fois l'an passé. Et pourtant, les Calvadosiens effectuent un bon départ : « On est bien dans les choix, dans l'adresse, on est patient » explique Alain Thiébot. Seul bémol : les huit balles perdues. Sans ça, peut-être que les visiteurs auraient eu un avantage plus conséquent (+1).

    Le deuxième quart est équilibré mais la nouvelle brouette de ballons perdus par les Nord-Caennais pèsent dans la balance et les Haut-Normands mènent de deux unités à la mi-temps. Le tournant du match a peut-être lieu dans le troisième quart, un troisième quart affreux en terme d'attaque. Le CNB concède un 7-0 d'entrée (une nouvelle fois, les balles perdues n'y sont pas étrangères). Cela étant, Montivilliers n'en profite pas plus que ça, seul Anin est régulier au scoring et l'équipe locale s'entête à tirer de loin, sans réussite : 0/10 à 3-points. 49-41 à l'orée du dernier quart, tout reste possible pour Caen Nord.

    Malgré un adversaire agressif défensivement, le CNB y croit et revient à -4 dans le dernier quart-temps. L'équipe a même le ballon pour revenir à -2 mais elle rate son tir et derrière, Varin plante derrière l'arc. Trois lancers ratés, de nouveaux tirs primés adverses et le Caen Nord repart de Montivilliers avec sa première défaite de la saison. Notons que Jandia et Brunelle (les seuls à 50% aux tirs dans l'équipe) se sont blessés.

    Match où les équipes furent maladroites (37.7% aux tirs, 2/13 à 3-points, 9/19 aux lancers pour le CNB. 36.2% aux tirs, 5/29 à 3-points pour l'ALM). On notera les 8 passes décisives de Renaux et l'assez bon match de Mpondo (10pts, 10rbds, 3ints, 1ctr mais 4/13 aux tirs et 5bps). Mais les 25 ballons perdus ont coûté cher au CNB. En face, Anin et Papo ont sorti le match qu'il fallait. Malgré la défaite, Alain Thiébot reste positif : « Bizarrement, je ne reviens pas avec la même sensation que l'an passé où on avait été en-dessous de ce qu'on voulait proposé, où on avait accepté de se faire dominer. Là, pas du tout ! Je suis déçu d'avoir perdu mais on a fait un vrai match de basket, il nous a manqué certainement un peu de réussite. » Samedi, Caen Nord recevra Monfort.

    Marque ALMB : U. Teurcq 9pts, M. Comet , A. Varin 9pts, A. Anin 16pts, G. Talbot , C. Corbel 5pts, J. Papo 13pts, F. Horth 4pts, M. Chicot 2pts, B. Drouet 9pts

    Marque CNB : F. Benladdi 10pts, B. Brunelle 9pts, P. Hébert 8pts, Y. Monteiro 3pts, Y. Jandia 7pts, J-B. Teissedre 2pts, B. Renaux 8pts, F. Mpondo 10pts

     

    Un passage au vestiaire fatal aux PTT

    MONTFORT BC 73 – 57 ASPTT CAEN BASKET

    [15-14, 15-19 (30-33), 21-12 (51-45), 22-12]

    Après sa défaite face à Montivilliers, l'ASPTT se rendait à Monfort, une équipe « un peu en difficulté, même s'ils avaient joué deux bonnes équipes de la poule. » dixit Alhou N'Diaye. Les Postiers ont du retard à l'allumage et souffrent face aux lourds intérieurs adverses. Les PTT redressent la barre à temps, les 3-points de Julien Hoflack alternant avec l'efficacité et la régularité « Karlmalonienne » de Le Rouxel dessous, et reviennent à -1.

    Le second quart-temps est à l'avantage des visiteurs bas-normands : « On se créé des opportunités avec du jeu rapide et on a des tirs extérieurs. » En forme, Diesnis conclut la période avec 9 points consécutifs. Au moment de regagner les vestiaires, les joueurs d'Alhou N'Diaye mènent de 3 points et peuvent être confiants pour la suite du match...

    … et puis patatras ! L'ASPTT perd le fil du match après la mi-temps : « Ils sont montés en agressivité et ont eu plus d'adresse. On n'a pas su répondre au défi physique et on n'a pas eu de lucidité en défense. » Kancel et Tribodet alimentent la marque locale alors que les Caennais sont en panne de solutions offensives et ne marquent que huit paniers après la pause. Le score cumulé des deux derniers quarts-temps résume tout : 43-24. Les PTT n'ont joué qu'une période et s'inclinent de 16 points.

    Cette défaite fait chuter les Postiers de trois places au classement. L'équipe était encore dans le match à cinq minutes de la fin mais l'adversaire n'a pas tremblé : « La victoire est largement méritée. » reconnaît l'entraîneur vaincu. L'ASPTT tentera de se relancer samedi face à Marly, une équipe qui était annoncée comme jouant le haut de tableau mais qui connaît un début de saison mitigé.

    Marque MBC : V. Morin 3pts, F. Tribodet 19pts, M. Tribodet , F. Thuaux 7pts, M. Fortin , F. Jagline 6pts, A. Fall 5pts, S. Kancel 15pts, R. Saad 16pts, J. Delys 2pts

    Marque ASPTT : V. Léger 4pts, J-A. Sardin , J. Ingueza-Moussinga , O. De Bruyne 4pts, T. Allerme , A. Le Rouxel 16pts, J. Hoflack 9pts, F. Diesnis 15pts, C. André 4pts, T. Chauvin 5pts

     

     

    CLASSEMENT POULE G

    1

    AMICALE LAIQUE MONTIVILLIERS B. (▲3)

    3v - 1d

    7pts

    +30

    2

    RUEIL ATHLETIC CLUB (▲5)

    3v - 1d

    7pts

    +14

    3

    CAEN NORD BASKET (▼2)

    3v - 1d

    7pts

    +7

    4

    RENNES PÔLE ASSOCIATION (▼2)

    2v - 2d

    6pts

    +37

    5

    ESC TRAPPES SQ YVELINES (▼2)

    2v - 2d

    6pts

    +18

    6

    MONTFORT BC (▲3)

    2v - 2d

    6pts

    0

    7

    US MARLY LE ROI (▼1)

    2v - 2d

    6pts

    -9

    8

    ASPTT CAEN (▼3)

    2v - 2d

    6pts

    -10

    9

    SASP STB LE HAVRE – ESPOIR (▲1)

    2v - 2d

    6pts

    -32

    10

    SEMS ALM EVREUX BASKET (▼2)

    1v - 3d

    5pts

    -14

    11

    SPN VERNON

    1v - 3d

    5pts

    -18

    12

    CAEN BASKET CALVADOS

    1v - 3d

    5pts

    -23

     

     

    TOP 10 SCOREURS BAS-NORMANDS 4ème journée :

    CLASS

    JOUEURS

    POINTS

    1

    A. Le Rouxel (ASPTT)

    16pts

    2

    F. Diesnis (ASPTT)

    15pts

    #

    C. Quignette (CBC)

    15pts

    4

    T. Robert (CBC)

    12pts

    5

    F. Benladdi (CNB)

    10pts

    #

    P. Heslouin (CBC)

    10pts

    #

    F. Mpondo (CNB)

    10pts

    8

    B. Brunelle (CNB)

    9pts

    #

    J. Hoflack (ASPTT)

    9pts

    10

    3 joueurs

    8pts

     

    Les autres résultats de la poule :

    MARLY 64 – 76 RUEIL

    LE HAVRE 65 – 63 TRAPPES

    VERNON 74 – 71 RENNES

     

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  • Basket. Caen s'offre un exploit contre Nancy

    Basket. Caen 88 - 83 Nancy, 2ème journée de Pro B. Pour son premier match de la saison à domicile, le Caen Basket Calvados s'est offert une performance XXL devant Nancy. Exceptionnels en début de match, dans le sillage d'un Jarvis Williams en feu, les Caennais ont ensuite su conserver leur avantage malgré le réveil nancéien.

     

     

    Le Caen Basket Calvados, avec BJ Monteiro dans le cinq de départ, attaque la rencontre tambour battant. Le retour de l'ailier créateur n'y est pas pour rien. Très performant collectivement, Caen y ajoute une adresse insolente. Mais les Caennais, à l'image de Jarvis Williams, parviennent aussi à conclure près du panier. Le CBC délivre une leçon de basket des deux côtés du terrain, gobent tous les rebonds et jouent avec une épatante justesse. Le score enfle à toute vitesse, alimenté tour à tour par Jarvis Williams, Bastien Vautier ou Ludovic Chelle.

     


    La démonstration devient leçon à mesure que le premier quart défile. Jarvis Williams, sur un nuage, fait le show dans un Palais des Sports subjugué. Trois points, dunk, Les paniers défilent à toute vitesse et Caen atteint les 18 points d'avance après huit minutes de jeu. Ubuesque, dingue, et pourtant bien réel (29-11, 8'). Jarvis Williams en est déjà au total impressionnant de 17 points.

     


    Sonné par ce début de match tonitruant, Nancy retrouve ses esprits peu à peu et profite d'une petite baisse de régime locale (la perfection des premières minutes ne pouvait durer éternellement) pour grappiller. Les visiteurs s'offrent même un 10-0 ultra-sonique qui empêche Caen de capitaliser totalement sur son excellente entame. Les Cébécistes ne craquent pas pour autant. Bastien Vautier fait tomber les fautes près du panier, alors que Bryson Pope dégaine à trois points (34-23, 12').

     

    Avec Monteiro, ça change tout !

     

     

     

    Caen conserve un matelas d'avance

     


    Toujours intraitable offensivement, Caen garde une bonne longueur d'avance malgré le réveil alsacien. BJ Monteiro, revenu sur le parquet, fait briller de nouveau tout son panel. Gregg Thondique s'offre un tir primé à son tour, Thomas Cornely passe en revue la défense adverse et tout continue de rouler avec une énergie belle à voir (47-31, 17'). Les moindres petites erreurs sont toutefois rapidement sanctionnées par un adversaire qui s'accroche tant bien que mal. Dans cette première mi-temps résolument offensive, Caen ne se met pas  à l'abri. La faute à quelques maladresses aux conséquences directes (47-41, 19').

     

     

    Bastien Vautier a été maladroit aux lancers mais très incisif tout au long de la rencontre. Ca promet !


    Bryson Pope et Thomas Cornely se chargent alors de relancer la machine avant la mi-temps (51-43).

    En une mi-temps, les Caennais avaient inscrit plus de points qu'en un match entier à Lille. Et le rythme ne faiblissait pas à la reprise, alors que les Nancéiens n'étaient vraiment pas en réussite. Jarvis Williams dépassait pour sa part la barre des 20 points (56-43, 24'). Deux fois sur des fins de possession, Nancy répond aux trois points de Ludovic Chelle et Thomas Cornely. Les visiteurs restent dans le match malgré le festival offensif de leurs rivaux (63-53, 27').

     

     

     

    Caen se fait peur mais tient bon

     



    Mais comme en première mi-temps, le moindre relâchement coûte cher. Malgré deux nouveaux points de Jarvis Williams, Nancy revient à cinq points après un tir primé (65-60, 30'). Le dunk de l'Américain, dont le très bon match contraste avec celui d'un Gregg Thondique autrement plus discret, ne suffit pas à freiner le retour nancéien. Le SLUC revient à trois petites longueurs (69-66, 33'), profitant des balbutiements caennais. Caen devient fébrile, à l'image des deux ballons perdus par Thomas Cornely sur des remises en jeu. Heureusement, BJ Monteiro est là... Brillant dans ses choix, tout aussi bon dans leur réalisation, l'ailier ne rate rien et redonne un peu d'air à Caen (76-68, 36'). Le relais de Bastien Vautier, auteur lui aussi d'un gros match, offre à nouveau un petit matelas aux Cébécistes (78-68, 36').

     

     

    Cornely a été décisif en fin de match.


    À l'image du rebond défensif perdu par Thomas Cornely et BJ Monteiro faute de communication, et qui provoque le retour à quatre points de Nancy (78-74, 38'), Caen joue toutefois à se faire peur. Deux petits points séparent les deux équipes à 1'30 de la fin. L'instant choisi par Thomas Cornely pour frapper à trois points, puis en pénétration. Les Caennais récupèrent la possession sur la défense suivante, et Ludovic Chelle claque à son tour derrière les 6,75 mètres dans une ambiance surchauffée (88-80, 40'). En une poignée de secondes, Caen a retrouvé toute sa superbe. Nancy doit s'avouer vaincu, dominé pendant quarante minutes (au moins au panneau d'affichage) par une équipe caennaise irrégulière en deuxième mi-temps, mais fort séduisante dans l'ensemble !

     

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  • Tennis. Gasquet revient, Ferrer et Svitolina arrivent

    Le plateau de l’Open de Caen 2017, qui se tiendra du 10 au 13 décembre, a été dévoilé hier soir. Il fait apparaître quelques habitués du Zénith, en particulier Richard Gasquet et Paul-Henri Mathieu, aux côtés de nouveaux noms. Parmi eux figure celui de l’Ukrainienne Elina Svitolina, numéro 4 mondiale, et de l’Espagnol David Ferrer.

     

    Le tableau féminin, nouveauté de l’année 2017, n’offrira pas de grand nom français, mais il permettra au public caennais de découvrir la jeune ukrainienne Elina Svitolina. Âgée de 23 ans, elle réalise actuellement une très grosse saison ponctuée de cinq titres WTA. Jamais le tournoi n’avait accueilli de joueur si bien classé. L’autre invitée de ce plateau féminin restreint est Pauline Parmentier, beaucoup plus expérimentée du haut de ses 31 ans, et 95 joueuse mondiale. Les deux finalistes des qualifications s’ajouteront au tournoi.

     

    Côté masculin, le plateau sera beaucoup plus fourni. David Ferrer, qui a été classé troisième au classement ATP en 2013, fait figure de tête d’affiche. L’Espagnol de 35 ans, 30ème mondial au 10 octobre, compte 27 titres à son palmarès. Il a aussi remporté trois Coupes Davis et a été six fois demi-finaliste d’un Grand Chelem, ne s’inclinant qu’en finale du Roland Garros 2013. Bien que vieillissant (23 victoires pour 18 défaites cette année), il reste un grand nom du tennis international.

     

    Paul-Henri Mathieu pour la der’

     

    David Ferrer retrouvera son compatriote Robert Bautista Agut, visiblement satisfait de sa première expérience à Caen la saison dernière. Le 13ème joueur mondial n’est pas le plus connu du grand public normand, mais il abordera le tournoi caennais avec l’étiquette de favori que lui confère son classement. Peut-être croisera-t-il à nouveau le fer avec Richard Gasquet, ce qui avait valu un superbe duel entre les deux hommes l’année passée. Le Biterrois, 26ème mondial, tentera la passe de trois à Caen. Il sort d’une année compliquée. Avant Caen, il participera à la finale de la Coupe Davis avec l’équipe de France face à la Belgique (24 au 26 novembre).

     

    Le chouchou du public sera toutefois à chercher ailleurs. Paul-Henri Mathieu fera ses adieux au Zénith de Caen, lui qui avait participé à l’Open sur les terrains en terre battue de la Folie dès 2008. Pour sa dernière saison comme tennisman professionnel, celui qui est désormais 260ème mondial ne voulait pas rater le rendez-vous normand. Il y vivra certainement un beau moment.

     

     

    Enfin, Caen accueillera Jérémy Chardy, 83ème mondial, et Geoffrey Blancaneaux, un des espoirs du tennis tricolore, pour la première fois. Un dernier joueur sortira des qualifications, lesquelles débuteront demain. 

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  • Handball. Pourquoi Caen démarre-t-il si bien ?

    Après cinq journées de championnat, le Caen Handball pointe à la troisième place du classement de Proligue à une petite longueur du duo Chartres – Pontault et avec deux points d’avance sur ses premiers poursuivants. Les Vikings, renouvelés de manière conséquente à l’intersaison, n’étaient pas attendus à pareille fête.

     

    Dans le top 6 de Proligue, une équipe n’est pas loin de faire sensation. Le Caen Hanbdall, premier non-relégable la saison dernière, compte déjà huit points à son actif. Il avait attendu quatorze matchs en 2016-2017 pour les obtenir. Les quatre succès d’ores et déjà enregistrés constituent par ailleurs les deux tiers de son précédent total. Caen, dont le grand ménage de l’été (onze départs) laissait certains circonspects, réalise un début de saison convaincant. Sa victoire sur Vernon vendredi dernier (31-28) n’a fait que le confirmer. Un départ prometteur qui puise son explication dans plusieurs paramètres…

     

     

    Une bonne dynamique collective

     

    Le nouveau groupe du Caen Handball, presque totalement reconstitué à l’intersaison, ne pouvait pas espérer meilleur ciment que des victoires pour se souder. Dans ce contexte de nouveau départ, la notion si importante de dynamique prend un sens tout particulier. Elle doit tout aux deux victoires initiales à Créteil et Istres, prétendants affirmés à la montée, et dominés tour à tour d’un but par les Vikings. L’effet de surprise, en cette rentrée des classes, a certainement joué son rôle. Les Vikings ont en tout cas pu s’appuyer dessus pour commencer à construire leur capital confiance. « On ne s’y attendait pas, reconnaît Alexandre Aguilar. Ces deux bonus-là nous font du bien et nous permettent de ne pas être au pied du mur tout de suite. » Les effets sont directs sur le plan du jeu. « Quand on joue relâché, on joue mieux, souligne Thomas Lamora. Il y a moins de crispation, moins de stress. Je préfère me demander quand on va redescendre vers le milieu de tableau qu’être dixième et me demander quand on va décrocher la zone de relégation. »

     

     

    Des individualités qui mènent la barque…

     

    Le début de saison du Caen Handball est indissociable de celui réalisé par Denis Serdarevic. Le gardien caennais a atteint un nouveau degré de performance, comme en attestent les seize arrêts réalisés à Nice il y a dix jours, ou même sa moyenne de 38 % d’arrêts par match. Il en était à 31 % la saison dernière. « Quand un gardien est très bon, cela porte toute l’équipe, estime Sébastien Rossi. Denis nous rassure. On sait que même si on fait une petite erreur, il sera là derrière. » Dans le sillage de sa très bonne préparation estivale, l’international bosnien surfe sur une belle vague. « Denis se sent fort, le tireur le sent, il fait peur. Un gardien à 10-15 arrêts, ça pèse. Et quand Denis est un peu moins bien, comme contre Vernon, on a Luka (Arsenic) qui arrive et qui sort trois arrêts à six mètres », ajoute Thomas Lamora. Le dernier rempart n’est pas le seul cadre à apporter toute satisfaction. Le demi-centre David Garcia n’a pas attendu pour se montrer très performant des deux côtés du terrain. Il est bien le maître à jouer attendu. Quant à Yannis Mancelle, c’est le finisseur en chef. Il tourne à 5,4 buts par match.

     

     

    … mais un collectif qui fait la différence

     

    La force du Caen Handball, ce ne sont pourtant pas de quelconques stars, puisqu’il n’y en a pas. L’équipe s’appuie davantage sur un collectif très homogène où il est même parfois difficile de dissocier les titulaires et les remplaçants. Sur le plan statistique, pas moins de huit joueurs inscrivent en moyenne entre deux et quatre buts par match. Christopher Corneil, qu’on avait peu vu à son avantage lors des deux premiers matchs, a mis le feu contre Cherbourg et Nice. Sébastien Rossi, le plus jeune des trois pivots, monte en puissance de manière très prometteuse. Adrian Rosales Pousada, petite déception du début de saison, a retrouvé de l’aplomb en début de match face à Vernon. On peut aussi citer la force de frappe de Macira Sacko et l’excellent match réalisé par Skirmantas Pleta vendredi dernier (7/7).

     

    « Le groupe est homogène, soutenait Sébastien Rossi après Nice. Cela nous permet de finir nos matchs avec de l’énergie. » Dragan Mihailovic ne perd pas au change quand il fait ses rotations, et cela pèse lourd dans la balance. « Dès qu’il y en a un qui flanche, il y en a un autre qui le remplace avec un état d’esprit irréprochable », apprécie Thomas Lamora. Enfin, la force collective caennaise s’observe également en défense, à l’image de la première mi-temps effectuée contre Vernon (19-10 à la pause). « C’était très difficile de passer les quatre du milieu, observe le vice-président. On a parfois dans cette équipe une capacité à défendre très fort. On l’avait vu en match amical contre Limoges et Cesson. Il y a de la taille, de l’activité, une belle couverture sur les ailiers. »

     

     

    Des nouvelles perspectives envisageables

     

    « On confirme que notre début n’était pas une surprise, qu’on est une équipe sérieuse et qu’on peut commencer à regarder vers le haut. Mais attention, on n’a joué que cinq matchs et il en reste 21 ! » Un mélange d’optimisme et de prudence teinte les propos de Thomas Lamora, conscient aussi que son équipe a gagné deux matchs sur quatre d’un but seulement. Les Vikings entendent bien se garder de tout excès de confiance après leur bon départ. Pourtant, les huit points déjà pris ouvrent l’appétit. « On va continuer de jouer notre jeu. Je ne vois pas comment on pourrait s’effondrer techniquement. Physiquement, il peut y avoir des blessures. Mais la situation dépend aussi du réveil des autres. Nancy et Limoges sont un peu dans le dur alors qu’ils avaient annoncé des ambitions de playoffs. D’autres, comme Pontault et Chartres, maintiennent le cap. On pensait jouer entre la 6ème et la 10ème place. Aujourd’hui, on est entre 3 et 9. Mais attention, une trêve mal gérée, deux blessés, et ça peut aller vite. »

     

     

    Les prochains matchs contre Nancy et Limoges, étonnants pensionnaires du gruppetto, vaudront très cher. Caen en a conscience mais cherche à garder la tête froide. « On prend les matchs les uns après les autres, assure Alexandre Aguilar. On ne commence pas à se projeter, sinon on commencerait à calculer. Il ne faut pas se reposer sur nos lauriers. On a encore beaucoup de travail à faire, on n’est pas non plus à notre meilleur niveau. » Reste que ce qui est pris n’est plus à prendre… « La première partie de championnat est primordiale si tu veux avoir une deuxième partie plus tranquille. » Caen, qui a souffert en phase retour la saison dernière, en sait quelque chose.

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